Poète en herbe.
Tu te sens top amateur pour être poète,
Ça commence quelque part là...
Sinon, j'aime.
Ah là, crois pas que je blasphème !
Vas, tes mots désherbent
Les cœurs qui s’enflamment
Et leur évitent problèmes.
Sinon, touche pas aux miens Ils sont mon charme
Touche pas, touche pas,
Pour me soutirer une larme
Sinon, si pour eux je prends armes,
Et j'hésiterai pas
Je farai des trépas!
Fais pas ça,
Touche donc pas
Je me connais bien
Pas toi.
J’ai gravé des mots
Autrefois sincères
Sur la face d’une falaise de pierres :
Amour, espoir, bonheur, quoi encore ?
Le temps d’un clin d’œil ailleurs,
Un vent pris d’une inédite fureur
Les a emportés à travers airs,
Dans l’enfer.
J’ai gravé des mots
Autrefois doux à entendre
Sur les rides d’une mer de glace
Amour, gaieté, amitié, quoi encore ?
Une brise s’est levé, venant de l’horizon blafard
Et des mes doux mots, je n’ai trouvé que des bribes fichus,
Jetés pêle-mêle sur la côte rocheuse d’une rive perdue.
Triste fin.
Dans le cœur de nos tendres mères,
Pour adoucir nos ternes jours,
J’ai gravé des mots autrefois mélodieux
Tendresse, Gentillesse, Courtoisie, quoi encore ?
Un malin coup de colère a secoué leur âme,
Je me suis retrouvé bête, Oh ! si bête
Parmi une horde d’hyènes hostiles et muettes
Leurs mines affables criaient à l’horreur.
Et quand pour plaisanter, j’ai saupoudré
Les ignobles mots qui hantent nos jours
Terreur, Infamie, Trahison, Meurtre, Guerre,
Sur des faces plus instables des dûmes du désert,
Sur le dos d’un nuage de poussière,
Aucune des intempéries qui déciment la terre
Ni le vent dans sa fureur,
Ni la violence des vagues des mers
N’ont pu les défaire.
Ils demeurent là, de marbre
Telles des lettres d’or
Sur des faces plus fragiles que nos cœurs
Sur la face poussiéreuse que sur la falaise de pierres
Oh quelle infamie ?
La terre est terreur
Le monde horreur
Et les hommes, malheurs…. malheurs.
FND, Lomé,
07/03/2010
Je voudrais autant
Avoir soif
Qu’il y a d’eau dans la mer
Qu’il y a de bière sur terre.
Je voudrais longtemps
Pouvoir souffler autant
Qu’il y a d’air dans l’atmosphère
Qu’il y a souffle dans nos cœurs.
Je voudrais autant
Pouvoir rire
Qu’il y a de drôle sur terre
Et d’histoire qui font rire
Je voudrais longtemps
Voir de sourires
Qu’il y a de lèvres qui se baisent
Et autant qu’il y a de mères à chérir.
Félix M. DADDAH
Les faces de nos amours
Nos amours sont comme les déserts
Où les dunes de sables,
Résignés de ne pouvoir
Baiser les lèvres du soleil
Chantent des love stories.
Nos amours sont comme les mers
Où les vagues intermittentes
Non contentes de ne pouvoir
Un jour s’entre-baiser
Erodent nos côtes de violentes dévotes.
Nos amours sont comme la nuit
Où étoiles et lucioles
Se perdent en longues spirales
Pour défier les ténèbres
Qui se plaisent à confondre leurs amours
FN M.M DADDAH
15/11/2003
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