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Terres de nos aïeux....

Le Togo, ce bout de terre (56 600 Km², 8 millions d'âmes) nous a été semble-t-il légué par nos paires, pères de l'indépendance. Parfois, je me demande si nous savons ce que ce bout de terre représentait pour eux, et l'ambition qu'il nourrissaient pour ses habitants. Je me le remémore encore ces derniers jours....justement avec l'actualité politique de nos jours. D'aucun qui marchent, pour exiger des reformes, d'autres qui se distribuent de l'argent et des vivres pour se maintenir. Cela fait mal....quand réellement on pousse la réflexion un peu plus loin. 

En réalité, nous ne semblons pas du tout, nous Togolais, à commencer par nos dirigeants, ameutés par la situation de déliquescence dans la laquelle végète notre pays. Un pays où, vous avez plus peur d'amener votre malade dans un centre hospitalier étatique pour la simple raison qu'il en mourra plus qu'il ne sera traité. Un pays où, vous avez crainte d'amener votre enfant dans une école publique pour la simple raison qu'il ne recevra aucune éducation sérieuse. D'ailleurs, en état de délabrement total, les écoles manquent de tout.... Un pays où, quand vous prenez la route vous craignez de ne jamais arriver à destination. Tellement nos routes sont des mouroirs... Bref, une pays où, sur tous les plans, on assiste à une abandon sans précédent de l'autorité publique. 
Mais aussi, nous sommes devenus un peuple résigné, subissant à volonté, sinon jusqu'à extermination les brimades de nos dirigeants. Pourrons-nous jamais réclamer et obtenir quelque amélioration de notre quotidien? J'en doute. Sincèrement. Voyez-vous, dans les revendications des ces derniers jours, portées haut par les partis de l'opposition, nous assistons à une adhésion d'une catégorie de personnes qui laisse à désirer. Le Togolais, est disposé, pour resté dans la situation que j'ai caricaturée, de marcher contre ses propres convictions, contre des dispositions égales pour tous togolais telle que le réclame finalement une partie du peuple. Je peine à admettre que, pour un retour à une constitution votée à 97% en référendum, le vote de la diaspora, la refonte du système électoral, qu'une partie de la population d'une nation ne soit d'accord. Ou plutôt marche pour ceux qui s'y opposent. Mais pire encore, lorsqu'on voit la situation globale du pays après 50 ans d'indépendance, le future qui semble figé par la seulement volonté de quelques-uns, je me demande comment  des individus sensés peuvent marcher pour prétendre soutenir les actions de ceux qui nous ont conduits là. Bref, notre peuple, à mon sens a perdu toute notion de dignité, d'humanité et de sens de la raison. J'en passe. 
Pourrons-nous avancer? Pourrons-nous enfin, nous passer de ceux que nous enlisent pour construire un Togo nouveau, autre que celui qu'on nous vente depuis des décennies? 
J'ai appris qu'un somme additionnelle sans explication avait été versée sur les comptes de ns députés. C'est règlementaire nous fait-on avoir. Mais, pourquoi cela tombe-t-il aujourd'hui? Bon, les députés de l'opposition en font don aux victimes des hostilités des forces de l'ordre à l'occasion des marches... qu'en font ceux du pouvoir? Pourquoi, chez-nous l'absurde se transforme en norme?
 

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Route retour au bercail

Nous étions dans années les troubles où des vents violents, s'étant levés là-bas dans le lointain Est, avaient bravé les grandes distances et atteint l'Afrique de l'ouest, à l’époque, paisible. Dans cette partie de l’Afrique, les dirigeants étaient parvenus à formater l’esprit de leurs citoyens, un calme olympien régnait… La génération des pères des indépendances, bien que à l’apogée de leur vie, tenait encore bon. Surtout, pour ceux qui avaient pu instaurer des régimes policiers inébranlables. Les vents de l’Est, étaient parvenus bon gré mal gré, à atteindre ces États, où, sans ménagement, ils commençaient par emporter les chefs installés depuis belle lurette.

C’étaient les années 90, années de grâce de l’avènement de la démocratie en Afrique… . Dans notre pays à nous, le tumulte créé par ces vents dits de l’Est, avait diversement ébranlé les villes et villages, surtout dans le Sud du pays. Dans cette partie du pays, les peuples avaient transposé l'hostilité qu’ils vouaient au Général Eyadema aux pauvres ressortissants des ethnies du nord du pays. Tant d'amalgames, tant d'actes insensés, menés ça et là, dans l’incompréhension totale de cette nouvelle forme de gouvernance qui prônait plus de libertés. Cette nouvelle forme de gouvernement, fut instrumentalisée par beaucoup, pour des visées hélas politiques, et conduisit à des dérapages de part et d'autres.

Beaucoup d'allochtones venus de leur nord natal en quête d'un meilleur vivre auprès de leurs frères du Sud, vécurent l'enfer, pris par ceux-ci pour responsables de leurs malheurs à eux. Hélas, les hommes politiques de l'époque manquèrent de lucidité, et entretinrent les cordes de la xénophobie, de la division et du régionalisme.

Au-delà des attrocités perpétrées ça et là, les menaces furent telles que les natifs du nord, longtemps métayers dans les champs du sud, craignèrent pour leur vie. Ils choisirent alors de prendre la route-retour vers le nord, où se terraient leurs frères et sœurs, plutôt dans une apparente accalmie. En réalité, la plupart d’entre eux, petits-enfants nés dans ce sud où la fertilité des terres avait conquit leurs parents, n'avaient plus aucune connaissance de leur village d'origine.

Pour beaucoup, en effet, c’était la première fois hélas, de prendre la route-retour vers les villages d’origine de leurs parents… . C’était le cas d’Akofa, arrière-petite fille de Bandao ADJINAROU, un illustre chef du village de Dourka. Le monsieur était connu à son temps, plutôt pour ses services de grand charlatan. En effet, à l’avènement des indépendances dans les années 60, Bandao Adjinanou ne trouva aucun intérêt pour quitter son village Dourka. En réalité, il était promu pour occuper une place dans les hautes sphères de décision au niveau du village. Ainsi, pendant que nombre de ses frères avaient choisi d’émigrer pour se faire une meilleure vie ailleur, Bandao avait choisi de rester, dans le village de ses pères et de leurs pères.

Parmi les responsabilités qui lui incombaient, il y avait la surveillance et la sauvegarde des valeurs et biens communs. Ce qui signifiait ni plus ni moins, qu’il était, après le chef-village, le personnage le plus important de la communauté, et garant des us et coutumes du terroir. Mais également, il l’était pour les autres communautés voisines et parentes, qui avaient gardé là, dans le village original de Dourka, toutes leurs valeurs spirituelles et culturelles. D’ailleurs, la plupart d’entre elles revenait périodiquement à Dourka pour diverses cérémonies et Adjinarou voyageait souvent pour gérer des préoccupations des siens à travers la région et le pays.

Lors de l’un de ses nombreux voyages, alors qu’il avait été invité par un cousin lointain qui avait fait fortune dans champs de café-cacao dans la partie sud du pays, il avait été surpris en arrivant, qu’on lui présentât une jeune dame agonisante. Sa situation était tellement désespérée que le tradi-praticien en fut offusqué :

- Mais pourquoi avez attendu qu’elle soit à cette étape avant de m’appeler ?

- Ow ! Babé (vieux), excuse-moi, mais c’est seulement avant-hier que ses parents l’ont amenée ici, avait répondu le cousin.

- Mais non, nonnn!!!! Il ne faut surtout pas laisser un malade à ce stade avant de lui venir au secours !

Visiblement, le cas de la jeune dame était des plus graves. Il dût intervenir dans l’immédiat, avant de prendre du repos, malgré le long voyage qu’il avait fait pour arriver là. Pour le cas de la jeune dame Elomvi, Bandao ADJINAROU passa plus de jours que d’ordinaire, le temps de s’assurer que la patiente répondait bien à son traitement et allait suffisamment mieux.

Des mois après, les parents de la jeune dame, accompagnés du chef-village de Kpodji et du cousin du charlatan, arrivèrent dans la cours du chef Bandao ADJINAROU.

- Chef Adjinarou, j’ai accompagné les parents d’Elomvi pour venir te remercier de vive voix d’avoir sauver leur fille de la mort, déclara le cousin lointain, après l’échange de civilités.

- Vous n’aurez pas dû ! Seul Dieu guérit ! Lui seul est grand, avait rétorqué le chef de Dourka.

- Permets-moi Chef, de continuer. Je ne suis pas venu seul. Le chef-village de Kpodji, le village où je vis, a pris sur lui d’accompagner cette délégation jusqu'à ta demeure, reprit le cousin.

- Ohhhh !!! que ce grand chef soit le bienvenu ! Que lui et sa suite soient accueillis ici, avec tous les honneurs qui sont dus aux chefs. Sentez-vous ici comme chez-vous et que rien ne vous inquiète…. Reprit le Chef Bandao.

C’est ainsi que les deux chefs firent connaissance. En effet, le chef Bandao de Dourka, malgré ses multiples voyages n’avait pu rencontrer celui de Kpodji. Togui Prosper ADOUKONOU, bien que chef du village de Kpodji, résidait au Ghana où il occupait une grande responsabilité dans une entreprise d’import-export.

Ce voyage, il l’avait fait, pour honorer un des notables qui assurait la gestion de son trône en son absence. Mais aussi, pour remercier de sa propre voix, cet inconnu qui avait sauvé Elomvi, l’unique fille qu’avait pu avoir, celle qui avait pris la place de sa mère et lui avait permis de grandir. Elomvi, était pour lui plus qu’une petite sœur. Née un peu trop tard de ce couple, qui avait trop désespéré d’en avoir, elle n’avait eu aucun souci de santé, jusqu'à l’avènement de cette maladie mystique, qui la rapetissait malgré sa forte forme et ses vingt années passées.

Togui Proper ADOUKONOU, avait usé de toutes ses forces et les moyens dont il disposait pour traiter sa sœur, mais avait fini par battre en retraite. La situation ayant été déclarée par la médecine moderne comme étant incurable. En effet, celle-ci, faute de solution et incapable de soulager les douleurs de la malade, avait conclu à une maladie inconnue et l’avait renvoyée purement et simplement à la maison. De toute évidence, sa mort ne faisait, hélas, aucun doute….

Au-delà des cadeaux qu’il avait ramenés avec lui pour remercier le chef charlatan, il y avait Elomvi elle-même. En effet, Togbui Prosper considérait qu’il valait mieux laisser sa sœur auprès de ce magicien, pendant suffisamment longtemps pour lui permettre de guérir définitivement. En réalité, l’appréhension qu’il avait du mal de Elomvi, l’amenait à croire qu’il y avait un malfaiteur qui en était à l’origine, et qu’il demeurait tapi dans l’ombre, dans le village de Kpodji. Pour éviter qu’il s’en prenne encore à sa sœur, Togbui Prosper estimait qu’il valait mieux la confier à son salvateur, afin de s’assurer qu’elle resterait en toute sécurité. Les objections et tout ce que dirent le chef Bandao et ses notables, n’en firent rien, la décision du vieux Togbui Porsper était prise et irrémédiable. Elomvi fut confiée aux soins du chef Bandao de Dourka.

Près de cinq ans passèrent, Elomvi, entièrement remise de son mal et parfaitement intégrée à la communauté de Dourka, conçu et donna naissance à un garçon parfaitement en bonne santé. Le chef Bandao pris sur lui de ramener Elomvi à ses parents et demander officiellement sa main pour le troisième de ses fils qui s’était entiché d’elle. La fête fût grande, tellement grande que les contrées les plus lointaines du village de Kpodji, en gardèrent l’échos, pendant longtemps.

La nouvelle tomba drue, dure et triste : le voyage retour du chef charlatan de Dourka et de sa délégation avait eu un accident grave, plusieurs heures après leur départ. La vétusté des services de sapeurs pompiers, ajoutée à l’état défectueux de la route se conjuguèrent pour laisser mourir sur place les blessés du drame. Seul soulagement, seuls Elomvi et son fils sortirent indemnes de cette tragédie.

 

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COMMENT TE DIRE AFRIQUE ?

Comment te dire AFRIQUE ?

J’écrirai le mot SOLEIL, celui qui me manque

Et le mot PAUVRETE en pensant aux enfants qui ne vont pas à l’école.

Je dirai le mot ENFANTS qui fourmillent dans les rues

Et  le mot FEMMES qui transportent tout sur leur tête.

Je te raconterai la forêt, la jungle et les animaux sauvages.

Je te dirai les mangues qui tombent sur les toits des maisons

Et tous les FRUITS que je ne peux te nommer en français.

Et aussi la VILLE qui bouge de partout, les embouteillages,

Ça crie, ça klaxonne, ça gesticule !

Moi, je t’écrirai le mot GUERRE dans mon pays le Mali

Et le mot FATIGUE d’avoir travaillé si longtemps étant enfant.

Moi, je te dirai le PEUPLE qui travaille dur,

Mon continent et ses dirigeants qui trichent avec l’argent.

 

Comment te dire AFRIQUE ?

Je te dirai le mot AMI

Chez nous, c’est dehors que l’on vit, et des amis, on s’en fait beaucoup !

J’écrirai le mot RACONTER

Les personnes âgées, on aime les écouter

C’est leur VIE  que l’on entend se  raconter.

Comment te dire AFRIQUE ?

Mon PAYS, celui d’où je viens

La ville et le quartier où je suis né

La famille que j’ai quittée.


Ecrit par :
- Djouldé,
- Mamadou,
-
Oué,
- Paskale
- Sanoussy

 

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Dictature, je te vois t'installer....

Laissons de côté les tergiversations en Amérique....le maître des lieux la-bas fait souvent volteface, devant les attaques à ses décisions. Mais c'est hélas, sous nos cieux, que je vois arriver à grands pas les relents hostiles à la démocratie. Des nostalgiques d'une certaines époque... Voyez-vous, quand on parvient à déclarer qu'on ne peut organiser des élections, ou qu'on commence par museler la presse, cela s'apparente effectivement à une instauration pure et simple à la dictature.

En réalité, il s'agit d'une évidence sous d'autres cieux africains où c'est par forcing avéré que l'imposture a été installée. Dans les cas qui me préoccupent, c'est la façon insidieuse, murement réfléchie et qui s'installe munitieusement, et qui malheureusement risquent d'échapper à l'oeil de beaucoup, qui est inquiétant.  

Analysez l'actualité au Togo et au Tchad, deux pays valets d'une "grande démocratie". .

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R.I.P. E. TSISSEKEDI

R.I.P. Etienne TSISSEKEDI
lire sa bio dans ce lien, sur www.wikipedia.com

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