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Pourquoi donc?

Pourquoi donc?

Pourquoi donc t'ai-je abandonné?
Oui, c’est bien de mon blog dont il est question. Ai-je manqué d’inspiration ? de temps ? Ou de volonté ? Quoi qu’il en soit, la conséquence est ce trou noir, sinon vide dans les pages de mon histoire. Oui, il est vrai que couleurs-des-temps n’était point un journal, relatant au jour le jour ma vie, mes appréhensions de l’actualité, mes aspirations … ou encore les histoires d’autrui : un ramassis de textes, de balbutiement, de réflexion et des critiques. Oui, c’est bien vrai, il y’en avait tellement. Oui, mon blog était moins bien fait, sinon moins professionnel que ceux que je lis sur la toile, écrits avec un sois admirable, par des gens de tout bord et de toute nationalité, décrivant la vie selon leur angle de vue. Néanmoins, écrire, tenir ce blog avait sur moi, l’effet cathartique tel que le décrivent, les théoriciens de la littérature. Alors, qu’est-il donc survenu à cette envie qui m’a toujours poussé à écrire, décrire ou analyser tout ce qui, pour moi, était sujet à réflexion ?

Aurais-je réponse à ces interrogations ? Est-ce nécessaire d’ailleurs ?

Bon, je crois qu’il faut juste voir, dans ce pot cassé, ce qu’il y a de probablement intéressant à garder. J’ai relu les lignes que j’écrivais, bien moins adulte qu’aujourd’hui. Elles n’étaient, à mon goût, pas trop mal. J’espère que beaucoup dirait la même chose à ce sujet. Alors, il faut comme je viens de le dire plus haut, reprendre ce jeu de mots, pour continuer d’écrire le récit de la vie, vu par mes yeux quels que petits qu’ils soient. Continuer de critiquer ce qui semble le mériter, ou qui, à mon gout, est peu réfléchi. C’est vrai que, beaucoup de faits, d’actions que nous vivons échappent à des analyses sérieuses avant d’être affichés au grand vent. Il faut pour cela, apporter son grain de sel pour, un tant soit peu, contribuer à l’adoucir. Mais, avant tout de cibler, un sujet pour cela, il faut bien faire un clin d’œil sur ce qui a été ce trou noir qui manque au récit de ma vie.

Ouaga et Niamey

Dans le cadre du master 2 international et professionnel du nom de AGRINOVIA (www.agrinovia.org) j’ai passé entre octobre 2012 juillet 2013 entre Ouagadougou et Niamey. Deux capitales formidables de l’hinterland où j’ai passé de merveilleux moments. Des moments meublés d’apprentissage, de rencontres importantes et de voyages sans précédents dans le monde rural qui me passionne depuis naguère. Pour des détails ? Il faudra juste juter un coup d’œil sur mon profile Facebook. Mais de tout ça, je retiens, les sorties d’études dans les villages burkinabé et nigériens, les coopératives de maraîchers de la FCMN-Niya (www.fcmn-niya.org) et la famille agrinovia que nous avons créé et qui rassemble les étudiants de ma promotion 2 du master agrinovia. Je n’oublie nullement, ceux qui, avec art et détermination nous ont encadrés dans tout ce processus ? J’ai nommé, les professeurs, les responsables et personnel de structures de développement, accompagnant les processus de développement en milieu rural, qui ont contribué aux futures acteurs de développement que nous devenons. Il y a que, la réussite qui auréolera nos parcours qui pourra dire ‘’merci’’ au Pr Jacques NANEMA, Nour S., Martin YELKOUNI, Oumarou HAMADOU, Lawali DAMBO, John Daane, Francesca, Valentina, François Bikpi BENISSAN….. pour ne citer que ceux dont ma mémoire garde en éveil en ce moment.

Dans sa dernière demeure, le sir Saley KANTA voudra bien sourire e nous voir devenir quelque chose de bien, lui qui a su nous décrire la capitalisation des processus d’innovation….. arraché à notre affection par un accident de circulation. Et ses collègues de la FCMN Niya, j’ai nommé DOUMA Abdoulsalam, NASSIROU Talatou, HASSAN Moinkaïla… pour ne citer que ceux-là, qui à Niamey et à travers les régions Tillabéry et Niamey ont été pour moi et mon collègue Ibrahim SAWADOGO, la lanterne pour le stage professionnel qui nous y avait conduits.

J’ai envie de sire à propos de tous ceux-là que les hommes sont d’une grandeur telle qu’il faut le leur reconnaître ! Niamey, c’est aussi BELKO ; le peulh au chapeau peulh qui nous fait découvrir, au-delà de ses croyances religieuses, que la vie n’était pas que restriction, interdits et sectarismes. BELKO a sur, du haut de âme, se rabattre la hauteur de ceux qui n’étaient encore que, des enfants en quête d’un avenir plus crédible. J’étais chrétien non pratiquant, Ibrahim, musulman pratiquant…. Avec une moyenne de moins de 30 an, ce qui n’a empêcher ce BElko (50an ?) d’être des nôtres, de faire de notre passage à Niamey, un moment inoubliable.

Ouaga et Niamey, c’est aussi, Akim à Ouaga, et Roukaya à Niamey. C’est aussi beaucoup d’autres anonymes que nous avons croisés, Nina, Solindji et des sorties de nuit dans ces villes où les jeunes gens et jeunes filles se retrouvent indistinctement dans les profondeurs de la nuit, alors que dans la journée, ils affichent une distance déconcertante.

Marquons un point-virgule ici, pour souffler.