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Une nuit à Sokodé...

Sokodé centre-ville
Sokodé centre-ville

Hier était pas jour à bosser. C’était dimanche, et c’est Dieu même qui a décrété ce jour, ‘’jour de repos’’. Mais, pour beaucoup, le repos de ce jour c’est bien par rapport au travail. Non pas pour un répit pour les bêtises, mêmes qu’ils ne vivent à leur rythme, courant toute la semaine. Donc, hier, malgré, le répit que chacun devait s’imposer en respect du décret de Dieu pour en faire son jour, malgré la pluie subite qui a arrosé juste après 13 heures la ville de Sokodé, j’ai dû, respecter mon engagement pris samedi d’aller à Amaoudè avec un collègue venu de Lomé et qui voulait à tout pris voir le travail que nous menions là. C’était normal, lui, étant l’œil du service d’Etat dans notre projet. Je n’irai pas loin à ce propos ; des occasions, sinon d’autres posts pourront d’y atteler par après.
Donc hier, en revenant d’Amaoudè (20km RN° 1, Nord de Sokodé), tous fatigués d’avoir fait le périmètre de 13 hectares 700, il fallait bien sûr, prendre un répit ! enfin !. Là c’était un mérite, non ?
Alors, j’ai conduit le collègue à Riviera : c’est un des bars à Sokodé, quartier Kpangalam… qui a l’avantage de disposer d’un night-club. Mais, pour la réalité des faits, nous nous sommes assis dehors. De bière en bière, nous nous sommes retrouvés là-bas longtemps après 20heures ! je dirai pas à quelle heure nous en sommes partis ! C’est un secret.

Pour évidence, dans ces genres d’endroit, il n’y a pas que la bière qu’on se tape, euh pardon, qu’on ingurgite ! Il y a plus ! Et vous en savez plus que moi. Bien. Alors, deux filles drapées comme des déesses sorties d’un conte de fées sont venues et pour tout arranger, se poser exactement à la table voisine à la nôtre. Bien entendu, le voisinage, ça se vit, ça s’impose ! On a laissé passer près d’une heure, le temps de s’assurer que des mâles n’étaient, comme à leur habitude, n’étaient pas derrière cette tentation. Puis, convaincus, du cas échéant, on a hélé et invité. Bien entendu, le genre, veut que nous nous mêlions hommes-femmes ! Fallait que nous cassions la dynamique en une aussi belle nuit de dimanche, jour de Dieu. L’effort de créativité humaine s’en trouverait affectée. Bref, les filles n’ont pas trouvé d’inconvénients de se joindre à nous. Il faut dire aussi, beaucoup, dans pareille circonstance, comprennent vite que le genre, c’est à leur avantage. Et c’est que du bien. Faire connaissance avec une Rose et une Innocente, se trouvait être un fait, pour des vétérans en situation de célibat occasionnel.
Alors, de bière et bière….. causerie en causerie…. J’aime ces moments, où tous les sujets d’invitent, se sont débattus comme ça à battons rompus. Bien entendu, pour les filles, ç’est toujours ennuyeux, les histoires de gars : ils sont toujours, à côté, mais trop loin des sujets intéressants. La nuit, elle trouvait plaisir à avancer, tout doucement, assurément. Mais, nous aussi, il fallait pas qu’on rate cette belle occasion de contribuer au genre, comme je l’ai dit.

  • Dites, les filles, racontez-nous une histoire fis-je, au bout du temps, en percevant l’ennuie qui s’installait chez nos hôtes de marque.

C’est Innocente qui s’exécuta, la première t voici, l’essentiel de son histoire : « Voilà, c’est notre quartier, aujourd’hui matin. Une histoire vraie ! Un garçon, en voulant sur une motte de monter sur une motte de terre a été interpellé par sa mère. Hé attention ! Ne monte pas dessus, c’est dangereux ! Et le garçon de dire répondre : maman, j’ai vu la nuit, quand papa est monté sur toi ! ». Nous nous sommes éclatés. L’histoire, était pas drôle, mais, à vrai dire, je me suis rendu effectivement compte que nous étions, avec les sujets que nous développions, à côté de la planque ! Les filles voulaient, des justes qu’elles aiment, pas des ragots de gars, qui en plus trempaient dans leur vie professionnelle. Et puis, il fallait encourager l’ingéniosité de notre hôte, elles ne sont pas nombreuses qui ne vous feront pas le coup de l’hypocrisie, si vous leur faite, une pareille requête, après juste quelques heures de connaissance. Elle méritait qu’on l’encourage, une sorte d’obligation qui dit souvent pas son nom quoi !

Bien, j’ai raconté la mienne : « Deux enfants d’un couple vivant dans la même chambre avec leur parents. Le petit, pour ses droits, n’accepte naturellement pas dormir loin de sa mère et de son papa. Alors, il dort sur lit, à côté de papa et maman. Une nuit, le lit s’est mis à bouger jusqu’à l’extirper de sa couchette. Il tombe dru sur le frère, couché à terre :

  • Aïe, je suis tombé, le lit a trop bougé, dis le petit.
  • Aïe, tu m’as fait, dit l’ainé.

Le petit se débrouille et remonte à sa place. En ce moment, le lit avait compris qu’il avait fait une gaffe et s’est arrêté de bouger. Le sommeil, tout doux se réinvita dans l’âme du garçon qui se remit à dormir de bon cœur ; Ho ! L’agneau ! Un certain moment après, le lit se remit à son manège, et l’aîné de mettre en garde son petit-frère :

« Hé, Dan, ce qui a fait bouger le lit et tu es tombé sur moi là, a repris hein ! Fais attention, tu comprends ? » Mais, l’agneau dormait, emporté dans ses rêves de fées endiablées qui ….. Pour toute réponse, c’est la voix grave et rock du père qui dit : Tais-toi là-bas, qu’est-ce qui fait bouger le lit ?

On en a ri aux éclats, moi aussi, je méritais encouragement ! Et la deuxième Rose, nous raconta son histoire… vous imagez bien-sûr : la même logique !

Et puis, un groupe de jeunes gens est arrivé, avec en compagnies, de jolies dames. Pour s’installer, ils n’ont pas trouvé mieux que de s’asseoir à côté de nous. Une dizaine de personnes, anonymes et apparemment respectables. Contraste, pas de salut à notre endroit. Des jeunes à la hauteur de notre âge, sinon un peu moins. Mais, nous, dans ce qui était le dernier moment de notre dimanche, l’envie de faire des photos, s’était prise de mon collègue. Après tout, il faut immortaliser les événements. Une nuit à Sokodé, en pareille compagnie, ce n’était pas anodin ! Alors, on s’y était mis de bon cœur, un peu aussi, pour faire plaisir, à ces filles qui, se plaisaient bien en notre compagnie.

Un temps après, sans qu’on l’ait appelée, la servante est venue nous parler. Oui ? Tu dis quoi ? Euh : les messieurs là-bas, disent de vous dire que les jeux de flache de vos appareils de photo les dérangent. Les cours de droit y est passé, l’espace public…. Provocation. Bon, je ne peux décrire tout ça. Plusieurs bières étaient passées par là déjà. Et dans cette nuit profonde, où nous devrions être en train de réfléchir à comment aborder la semaine naissance. Bon, il faut que nous sommes justement en début de mois. Dans quelques jours, vous ne trouverez nulle part, malgré ces vacances, où les jeunes filles sont disposées aux RDV, des tables aussi garnies, et des gars qui démontrent leur potentiel en droit. Je crois que c’était pour gâter cette belle soirée, et on s’est mis de bon cœur, chacun à sa table. Chose curieuse, on s’est gardé de se déplacer les uns vers les autres. Il est révolu, le temps où les malentendus se règlent à coup de poings ! Mais, pour les mots, on n’en a fait bon usage ! Et il faut dire que nous étions, à chaque table, en bonne compagnie !

Comme quoi, « Quand deux coqs se regardent en chien de faïences, c’est qu’il y a une poule dans les environs » !

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