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Insécurité au Togo, deux militaires tués dans un braquage

Par pur hasard, je me trouvais hier à la maison aux environs de 20 heures. C'est vrai, le journal de la TVT n'a plus rien d'égal avec ceux du temps de Gnass père, mais j'ai gardé un vilain défaut de cette époque : celui ne plus suivre l’actualité sur la "chaîne première" ou "chaîne mère" comme on l'appelle ici coquettement. Depuis les temps passés mais assez récents où nous avons littéralement été nourris jusqu'à n'en vouloir plus d'images du Chef de l'Etat (GNASSIMGBE Père), j'ai vraiment perdu ce soucis - hélas important - de m'informer de l'actualité dans les médias officiels togolais. Il faut dire que les tissus de mensonges, d'affirmations gratuites et sans fondement - difficilement vérifiables malheureusement – auxquels nous avions été habitués à cette époque, y ont été pour beaucoup.

Venons donc au fait que j'ai été par hasard en face de mon vieux poste de télévision (marque Phillips). En temps normal, ma femme serait en train de suivre un feuilleton. Mais, hier par contre, elle m’avait fait grâce de mon petit écran et c’est alors que je été au courant de l’état de sécurité inquiétante dans laquelle se trouvaient les miens en cette fin d’année. En effet, un braquage dans l’agence annexe de la compagnie de téléphonie mobile « Togocel » à entraîné la mort de deux militaires qui assuraient la sécurité à cet endroit. Les braqueurs, au nombre de six, ont semble-t-il, emporté un butin de 10 millions de FCFA. D’après le journaliste qui présentait le journal, le mode opératoire des malfrats laisse croire qu’ils ont bénéficié d’informations d’individus assez bien placés et bien informés par rapport à la mobilité et à l’acheminement des fonds. Sinon, comment comprendre qu’ils sont arrivés juste quelques temps avant l’arrivée des forces de sécurité chargées du convoie des recettes encaissées la veille par l’Agence. Selon le même commentateur, ces voleurs, lorsqu’ils s’en prennent à un citoyen, c’est qu’ils sont renseignés par rapport à la somme exacte qu’il a pris son compte et même à la banque où il l’a prise.

Au-delà du tord causé aux familles des agents de sécurité ainsi abattus, de la peur causée aux personnels et agents de l’Agence, de même qu’aux populations environnantes, c’est le discrédit qui est ainsi jeté sur le Togo d’une manière générale qui importe. Toutefois, il convient de se poser des questions par rapport à cet événement qui vient jeter plus d’inquiétude sur les Togolais déjà mal dans leur peau du fait de l’incertitude de l’issue des élections prévues dans maintenant moins de quatre mois. IL n’est plus secret pour personne que les élections au Togo sont sujettes à réflexion quant à la stabilité sécuritaire. D’ailleurs, avec les récentes querelles qu’à connu la CENI, instance chargée de son organisation, il est évident que les élections futures seront des plus préoccupantes. Déjà les miens seraient en train de se préparer pour choisir la voie à emprunter au cas lors des élections, ça chauffait…..

Par ailleurs, il faut se demander si ce braquage ne cache pas une revanche inavouée : en effet, il à peine trois mois, pour des raisons bien encore incomprises pour le commun des Togolais, la société « Moov », deuxième compagnie de téléphonie mobile a été suspendue au Togo. Cette suspension laissait libre cours à Togocel, première et seule rivale de Moov d’opérer sur le territoire. Elle laissait aussi au chômage environ six milles employés dont personne ne sait le sort qui leur a été réservé dans la mesure où ni l’Etat togolais, ni la société Moov qui trouvait illégal son expulsion du Togo, n’avait d’obligation à le faire. Si acte de revanche il y’a, les motifs et les auteurs ne manqueraient certainement pas : que sont devenus six milles employés tombés dans la disgrâce du chômage dans une ville comme Lomé ?

Il est vrai qu’au début de cette affaire avec Moov, certains ont vu dans ce geste des autorités togolaises, un souci de réduire la possibilité de communication et de transmission des informations par les Togolais vers l’extérieur du pays. Cette vision de la question tentait ainsi de justifier cette volonté de des autorités Togolaises de museler la communication, par leur souci de cacher les événements qui se passeraient à l’occasion des élections présidentielles d’Avril 2010 en préparation. Dans cette optique, il est clair que le nombre des revanchards qui en voudraient à la rivale de Moov s’étend à la foule immense de Togolais constituée du simple Zémédjan (conducteur de taxi-moto), au chef d’entreprise et au responsable de parti politique d’opposition qui disposerait, chacun de raisons valables pour en vouloir à Togocel. Ce qui est certain et avéré, est que toute cette couche de Togolais trouvaient en l’arrivée de la compagnie Moov, une raison de la réduction du coût de communication au Togo. Que le coût des cartes de recharge ait baissé jusqu’à 200 FCFA, le commun de Togolais se l’explique par le fait que la nouvelle compagnie avait rabaissé le prix de ses cartes jusqu’à 500 FCFA.

Au-delà de ces réflexions, il faut dire que, c’est l’attitude de la police et de la gendarmerie qui est déplaisante à plus d’un titre. En effet, dans pareille situation, les appels au secours des populations demeurent vains. C’est justement longtemps après les événements que les forces de l’ordre arrivent sur les lieux, trop tard. Et c’est difficilement qu’ils portent secours aux malheureuses victimes ; pire encore les auteurs de ces crimes disposent de tout leur temps pour disparaître, laissant planer la peur de leur présence dans le cœur atterré des populations. Ce braquage d’hier 23 octobre rappelle celui de 21 octobre 2009 à Baguida où des malfrats qui avaient suivi des commerçants se rendant au Bénin voisin ont emporté un butin de 82 Millions de FCFA. Bref, en dans l’espace de 24 heures, des individus sont entrés en possession de près de 100 Millions de nos francs et de toute évidence courent encore, libre de leurs actes. C’est à se demander ce que ces individus pourraient causer comme ennuis nantis d’une somme aussi grande. Entre autre réaction – il faut l’espérer - communiqué de M. ATCHA Titikpina, Ministre de la Sécurité appelle les populations à une plus grande collaboration avec les forces de sécurité ‘’en les alertant très rapidement en de pareils cas et surtout en dénonçant des individus suspects remarqués dans les quartiers’’. C’est sans compter avec le désarroi qui se prend des populations dans pareilles situations, et surtout du dédain qui se cultive en son sein vis-à-vis de l’attitude des forces de sécurité. C’est aussi à se demander où donc est passé la renommée de notre patrie en termes de terre de sécurité, de quiétude et de paix ? Pour moi, à l’allure où nous avançons, personne ne peut prédire demain ; il s’annonce incertain si quelques individus peuvent en moins de deux jours s’approprier la bagatelle de 92 Millions et courir dans la nature comme poisson dans l’eau.  

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NOIR DE MA PEAU, NOIR DE TOUT

Toi-même tu sais

Que je suis Nègre,

Nègre d’Afrique Noire

Noire des sublimes profondeurs,

Qui façonnent nos humeurs et peignent nos couleurs

 

Toi-même tu sais

Que ma peau est noire

Noire de l’essence des êtres

Ces êtres que nous sommes

Et qui s’éteignent dans le noir des abîmes insondables

 

Toi-même tu sais

Que ma peau noire a tant saigné

Dans le soleil ardant et piquant de lointaines contrées

Où, Nègre que je suis, je ne fus qu’une part des pièces de change

Oh pure infamie ! De la sueur de ma peau, j’ai nourri la Terre entière

 

Toi-même tu sais

Que je suis Nègre,

Nègre d’Afrique Noire

Noire des sublimes profondeurs,

Qui façonnent nos humeurs et peignent nos couleurs

 

Toi-même tu sais

Que de la sueur de ma peau sombre,

J’ai donné à l’humanité de vivre le bonheur

Et pour cette ardue tâche, ma peau fut salie, tannée

Le soleil inconscient, y est allé de cœur d’agneau ;

Mais pour ma peau de Noir, point de tache de saleté, ni d’usure qu’elle ait laissée.

 

Toi-même tu sais

Que seules les spéculations gratuites

Que seules les intentions et pratiques ignobles

Ont un temps peu de l’histoire plié mon échine, mon esprit aussi,

Mais pour défaire les divines mailles qui, savamment tissèrent la toile de ma peau

La tâche fut dure, impossible. Pure utopie.

 

Toi-même tu sais

Que je suis Noir et fier de l’être

Que dans les lointaines contrées où mes plantes furent usées, ma peau tannée ;

Je n’avais guère chose à faire,

A l’instar de milliers autres, épris de leur couleur de peau

Tu sais, pour ma peau noire d’ébène, point n’est besoin de lui faire une unicité.

 

                                                                     Avril 2002

 

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Pour nos amours

Pour la beauté de nos yeux
Il a bien fallu la lumière,
Pour celle de nos coeurs
Il a bien fallu les roses
Et la beauté de nos paroles
Beaucoup usent de proses
Moi j'aime bien les vers; la poésie
Pour la quiétude qu'ils offrent
A mon esprit bien souvent épris de mélancolie.
Pour mes amours,
Pour nos peurs
Partout où nous sommes
Quoi que nous faisions,
Les mots, ajancés avec bon soin
Adoucissent nos plaintes, nos maux.
Pour moi, c'est bien le cas.
Bien que je me plais à expier,
A travers ces mots, mes maux
C'est bien plus pour mon esprit, un remède
Bien souvent incompris,
Les vers cachent en leur coeur des biens inédits.

Pour la beauté de la terre,
Il a bien fallu la lumière
Pour celle de nos coeurs,
Il a bien fallu l'amour
Et pour celle des mots qu'on use,
Il a bien fallu la prose, et bien souvent la poésie

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