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Décentralisation comme solution au développement local ; allez y croire!

Dimanche est jour de marché à Niamtougou, chef-lieu de la préfecture dont mon canton Siou fait parti. J’étais ce dimanche là au marché comme beaucoup d’autres, mais avec un but précis. Trouver et acheter pour René (Directeur Exécutif de l’ONG A.G.I.R que j’assiste en tant que Chargé de Projets et Programmes) depui peu un rouleau de corde qui sert à tisser la paille pour la couverture des toits des maisons dans chez nous. Après des recherches fastidieuses, nous avons dû nous renseigner auprès des marchands qui nous ont indiqué le hangar de vente des animaux où on pouvait trouver les rouleaux de corde en vente. C’est donc là que j’étais, en train de discuter le prix à une jeune fille qui disait être venue du canton de Kpaha et qui vendait ce que je cherchais. Elle avait fait ce matin de dimanche plus de 15 km à pieds, à travers la brousse, transportant sur sa tête, six (08) rouleaux de corde. J’étais un peu émerveillé par l’art d’enroulement de ces cordes.

-          Dis, combien les vends-tu à l’unité ? disais-je.

-          1000 F CFA (1,5 euros environ)

-          Pourquoi si chère ? demandai-je

Elle ne répondit pas à ma question mais fit sortir de la bassine où se trouvaient les rouleaux de corde, un amas de tiquets cachetés. Il y en avait jusqu’à six (06) de deux couleurs, de deux sortes de prix. Les tiquets de couleurs rose au nombre de quatre avaient

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été vendus à 100 FCFA l’unité. Ce qui faisait un premier total de 400 FCFA. Les autres, de couleur blanche lui avaient été vendus à 50 FCFA l’unité, soit un total additif de 200 FCFA. En somme, la jeune fille (d’environ 16 ans) avait payé 800 FCFA (soit 100 FCFA par rouleaux) pour les huit rouleaux de cordes qu’elle avait amenés au marché.

Alors que nous étions là en train de revoir les rouleaux, un marchand que nous n’avions même pas sollicité passa et maugréa : « ces rouleaux là sont de bonne qualité ».  L’instant d’après, alors la fille avait remis ses tiqués dans sa bassine, un jeune homme arriva, avec dans la main, un carnet de tiqués : c’est l’un des agents de la municipalité qui collectionne les taxes au marché. D’un ton acerbe et sans considération à notre présence, il indexa la jeune fille :

-          As-tu acheté les tiqués ?

-          Oui, répondit la fille.

-          Fais-moi voir, dit-il encore du même ton.

La marchande fit sortir les tiqués qu’elle lui remit. Satisfait, il allait partir quand je l’ai arrêté :

-          Dis jeune, juste pour comprendre, commençai-je.

-          Oui ?  quoi ?

-          Comment se vende les tiqués ici ? Pourquoi y a-t-il des tiqués de 100 et d’autre de 200 ?

Il me donna une explication rationnelle. C’est que le vendeur avait simplement fin sont stock de tiqués de 100 F et avait dû compléter la vente avec des tiqués de 50F pour faire la taxe. Sinon elle doit payer 100 F par rouleau de corde.

Pendant ce temps, un autre monsieur qui avait acheté une chèvre passa. Et je demandai au jeune collectionneur taxes ce que qu’ils percevaient sur un mouton ou une chèvre :

-          Deux francs par unité, di-t-il.

-          Et une bête comme ça coûte combien ?

-          A partir de 30 000 FCFA.

Bref, il ya là matière à réfléchir.

Ou bien il là un système d’escroquerie bien orchestrée, organisée par la municipalité, ou bien c’est la preuve d’une ignorance criarde des responsables locaux. L’écart entre le 100/1000 (soit 0,1) et 200/30000 (soit 0,006) est de si disproportionné qu’un aveugle s’en rendrait compte. On prend 15 fois plus chez le vendeur de corde que celui des bêtes. Pire encore, vue que ces cordes sont des purs produits artisanaux, il s’agit de comparer aussi le temps de production du produit, son transport jusqu’au marché et son utilisation finale par rapport au mouton à la chèvre. En effet, la plus part des habitations ici sont en paille et la corde constitue une des matières première dans la couverture des toits.

Enfin, il faut qu’on repense bien notre système de taxes locales. L’idéal serait de faire la promotion des articles artisanaux de première nécessité par rapport aux autres produits. Il vaudrait mieux franchement annuler les taxes pour ces genres de produits, par crainte de détruire l’élan créatif des nôtres par des charges exorbitantes. En effet, si par développement local, on n’entend pas la promotion des produits locaux, nous ratons d’avance.

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Le pétrole, cette mine qui nous mine.

Jamais entendu parler. Atta Mills et  Gbagbo, pardon, La Côte d’ivoire et le Ghana n’ont jamais eu une frontière maritime clairement définie. Depuis quelques jours, des tractations se fond entre ces deux géants de l’Afrique de l’Ouest pour savoir a qui appartient le gisement off shore de pétrole qui a été découvert entre eux. Cette vérité longuement cachée, ou plutôt volontairement occultée ne posait aucun problème, et le demeurerait n’eut été la découverte de ce gisement. En Africains ‘’barbares’’ il ne reste qu’un conflit ne se déclare entre les deux pays pour cette richesse. Et ça peut arriver, c’est courant et fréquent par ici.

Mais pourquoi ces deux géants n’avaient-ils jamais pensé tracer leur frontière maritime alors que nous ne cessons nous déclarer combien nous étions indépendants et donc maîtres de nos pays. Il ya quand même cinquante ans de cela ! Incompréhensible, je sais que dans la définition de l’Etat, l’un des éléments fondamentaux demeure le territoire, c’est-à-dire le contenu naturel de ses limites. Que se soit en mer ou sur terre. Quelle définition avions nous des pays Ghana et Côte d’ivoire si une partie de leur frontière n’était pas clairement définie ? Qu’attendaient donc les éminentes personnalités qui ont gouverné ces deus géants de l’Afrique de l’ouest pour se délimiter leur territoire ? Attendaient-ils les recherches concluantes sur les contenus des fonds de leurs eaux limitrophes pour se lancer dans l’engrenage d’une guerre fratricide ? Ces questions, bien qu’elles paraissent assez frustrantes du point de vue du niveau de développement qu’a connu la Côte d’Ivoire et de celui actuel du Ghana, mérite des réflexions nourries, lorsqu’on sait que, la plupart des conflits armés entre Etats Africains ont été déclenchés du fait de malentendus sur les délimitations territoriales (cas de Ethiopie – Erythrée). Plus encore, on sait que les atteintes à la démocratie avec sa conséquence de dérive autoritaire à l’instar du Niger que continue de connaître l’Afrique, sont guidées par les désirs de ses chefs à garder la main mise sur les richesses de leur pays.

On fait souvent vite d’incriminer les autres de nos malheurs, ce qui m’intrigue. Il est clair les frontières telles que définies entre les pays africains sont une pure invention de nos sinistrement célèbres envahisseurs du 19ème siècle. Mais, qu’avons-nous depuis que, à cors et à cris nous avons réclamé et obtenu ‘notre liberté’ ? Même pas nous entendre pour délimiter les frontières de ces pays pour lesquels nous avons versé notre sang. A quoi ressemblaient donc leurs limites pour le Ghana et la Côte d’ivoire ? Impossible de croire que depuis leur indépendance et malgré l’évolution qu’ont connue ces deux pays, qu’un conflit s’éclate entre eux sur le fonds de querelle territoriale.  Impossible aussi de s’imaginer que les dirigeants des ces deux pays ignoraient que les limites d’un pays côtier allaient jusque dans ses eaux territoriaux. Non, voilà trop de questions que je me pose. Peut-être en me prêtant à l’exercice, je pourrai aller jusqu’à mille questions et plus. Passons à autre chose.

Par exemple que BARAK Obama est un homme à qui tout souhait semble se réaliser. Voilà qu’après l’exploit d’avoir remporté contre toute attente le prix Nobel de la paix 2009, il vient de faire adopter le loi sur la couverture médicale aux 32 millions des Américains qui n’en avaient pas. En fait, c’était à mon avis, l’un des tâches qui noircissaient les pages de l’Amérique telle que nous la connaissons. A oui, faut oublier ceci. Très prochainement ce Monsieur de Barack OBAMA est sur le point de signer avec l’ennemie de toujours des Américains un traité de non prolifération des armes de destructions massives. Décidément tout réussit à cet homme. Son prédécesseur, pour être passé par la présidence de l’Amérique, avait simplement et tristement terrorisé le monde. Ouf….

Maintenant, en écrivant ces lignes,  je réfléchis encore il dans monts qui surplombent le canton de Siou, en venant à Niamtougou par la voie principale, il y a une équipe de Blancs qui gare une 4X4 Toyata pick-up. Il semble qu’ils font des tests sur l’uranium qu’on dit qu’il dans mon canton. Alors je réfléchis, si cette recherche est concluante, c’est Faure qui va s’éterniser au pouvoir. Au pire des cas c’est nos amis et frères Béninois qui commenceront par douter de la limite de leur territoire !

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