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L'ONG Sol Man d'Espagne inaugure des infrastructures dans le canton de Baga

 

 

Il y a parfois où, une action vient rompre la monotonie de la vie, lui donnant un goût savoureux . Hier, c’est ce que j’ai ressentis en voyant les actions que l’ONG Sol Man d’Espagne a contribué à réaliser dans mon canton (le canton de mon père). En quelques années de collaboration, cette ONG espagnole a investi pas moins d’un demi-miliard de francs CFA dans la réalisation de forages, la construction de centres communautaires dans les six villages que compte le canton. Maragou, Samaragou, Kirgah, Hounangou, Founougou et Koulinté ont donc bénéficié de centres communautaires. Hier donc, était l’apothéose de la cérémonie d’inauguration de ces instructeurs qui a été marqué par la présence d’une délégation de l’ONG venue d’Espagne et conduite par le Président de son Conseil d’Administration. A quoi bon décrire le déroulement de la cérémonie ? En tout cas les discours se sont succédés (par les autorités locales, le chef de la délégation…..) et entre autres, échange de petits dons de tout genre. Même une enveloppe de 8 millions a été annoncée pour améliorer les prestations du centre de santé de Baga. Le tout a été ponctué des différences danses du terroir, servant d’intermède. Au-delà de cette preuve de la bonne volonté de l’ONG SOLMAN à contribuer au développement du milieu, c’est aussi le dynamisme de la population de Baga (diaspora y compris), sa mobilisation pour la cause commune du développement du canton qui est à saluer. C’est ainsi une preuve que, dans un processus soutenu de tout part et avec des partenaires ‘’crédibles’’ et résolus à avancer, les communautés à la base peuvent parvenir à un degré d’organisation et de participation à la hauteur de leurs problèmes ……. et vaincre la pauvreté. Vive la coopération qui marche ! Vive SOLMAN d’Espagne ! Vive les dignes fils et filles de Baga !

 

 

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Le moulin de Floryan et compagnie ……

Anne devait m’appeler pour me confirmer notre retour sur Niamtougou. Alors que j’attendais son appel ce matin, une pluie a commencé par s’abattre sur la ville de Lomé. Comme à mon habitude, j’ai couru me mettre au lit. J’ai un plaisir à me faire bercer par les bruits assourdissants des goûtes de pluie tombant sur la tôle ou la tuile. Je dors sous de la tuile. Alors je dors pendant plus de trente minutes, les oreilles aux aguets, attendant l’appel de Anne. Plus de trente minutes passent donc et la pluie, s’arrête pile. Comme par l’action d’un coup de baguette magique. Alors Phany me réveille pour ne pas plus tard avoir à partager mes plaintes parce que j’aurais perdu la journée en dormant. Alors je me réveille, remets en marche ma bécane et décide de sortir, question de voir dehors. A peine j’ouvre la porte, que j’aperçois devant moi, dans la maison, tout un étang, sinon une mare. Nulle part où mettre le pied. Une averse de plus et l’eau nous rentrait dans la chambre. Que se passe-t-il ? J’avais pourtant fait une ouverture pour laisser passer l’eau ! C’est quand même un droit, du moment où nous nous avons par prévu de citerne pour récupérer les eaux de pluie. Il faut donc vérifier, trouver le moyen d’évacuer cette eau. Alors je trempe dans l’eau froide. Elle me glace la peau des pieds. J’avance jusqu’à l’endroit où j’avais entre temps ouvert un orifice pour laisser passer l’eau. C’est bien là que le problème se pose ! L’orifice est littéralement obstrué. Faut déboucher. Je prends le coupe-coupe. C’est pratique pour sortir quelque chose d’un trou, ou pour percer. Je trempe mon coupe-coupe dans l’orifice, pour donc sortir ce qui le bouche. Surprise, la chose est molle, si molle que le coupe-coupe y pénètre facilement. Je sors la chose de l’eau. C’est du sable. Je reprends le manège ; pareille. Finalement, j’en sors une grande quantité d’un sable fin, qui certainement ne provient pas su ruissèlement des eaux de la maison. -Phany, pourquoi avez-vous bouché ici avec du sable ? -Où ça ? demande Phany qui ne s’était pas encore levée. -Ici, l’orifice que j’avais fait pour que l’eau sorte de la maison ! -C’est Floryan, bien-sûr. Tu ne devrais pas me le de-mander ! -D’accord, mais que faisait-il là avec du sable de mer ? Et avec qui ? -Du moulin ! Avec sa compagnie ! Je n’ai plus posé de question. Je m’en rappelle. A l’époque du paradis de mon enfance, il ne suffisait pas de grand-chose pour faire ce qu’on voulait : cheval, moulin, voiture……. Ah ! quelle belle époque ! J’ai enfin débouché l’orifice. L’eau est sortie avec volupté. Mais en retournant dans la chambre, je me disais qu’en réalité, nous ne différions pas les uns des autres, quelque soit l’époque. En effet, devant chez-moi, juste un peu en biais, quelqu’un y a implanté un moulin. Quoi de plus normal que les enfants du quartier fassent du moulin ! Toute la horde des enfants en bas âge du quartier, la compagnie de Floryan …. s’étaient allés de bon cœur pour faire leur moulin. Il se trouve seulement que l’endroit approprié se trouvait chez moi. Il semble même que chez Réïde (4 ans, donc 3 mois de plus que Floryan), ils ont creusé un trou dans le mur de la clôture, … pour faire leur moulin. Ingénieurs du futur, ça commence là, dans la crédulité de l’enfance. Mon téléphone a enfin sonné. C’est Anne qui appelle. Il faut qu’on rentre sur Niamtougou, environ 450 km de Lomé. Il est 13h00’. Dans une heure on se retrouve à « Terminal du Sahel ». De là, on n’aura pas moins de six heures de route. Quelque soit le moyen utilisé : voiture personnelle ou taxi brousse. Pour certitude, on arrivera vers 01 H demain, la nuit profonde.

 


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Affaire de compteur électrique......

Vous négocier de vous brancher sur le compteur électrique d’un voisin qui a dû dépenser près de 75 000 FCFA pour se brancher au réseau électrique. Vous ne donnez aucune caution pour garantir cette sollicitation ou contribuer à l’investissement premier. Chaque fin, de mois, c’est à lui qu’il revient de payer le déplacement pour aller régler la facture. Et vous vous attendez à payer exactement la consommation qui s’affiche sur votre additionneuse ! En plus, vous en causez dans les maquis comme si vous aviez raison ! Mettez-vous un peu à la place de celui-là qui s’est débrouillé pour se connecter au réseau électrique avant que vous n’en bénéficiez.….

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Toi et moi .....

Je ne sais pour toi

Ce que signifient nos ébats

Je n’ai point usé pour toi d’appât.

La nuit de notre rencontre première

T’appeler fut un jeu pour moi

Excuse-moi d’être maladroit

Dans l’art de te dire,

Qu’entre toit et moi,

Il faut une barrière.

A quoi bon entretenir l’illusion

D’une histoire d’union ?

Pour moi les dés de l’amour

Ont été bipés, il y a mille jours

Et pour meubler ma vie

O combien morne, j’ai fait un choix

Scellé pour longtemps, pour toujours.

Excuse-moi d’être maladroit

Dans l’art de te dire,

Qu’entre toit et moi,

S’étend une infranchissable lisière.

Parfois il faut bien braver les lois

Et se plaire un peu à l’interdit

Une part de nos vies se le doit

Pour qu’en sa fin, elle se méfie

Et les respecte sans tant de tracas

Excuse-moi, car pour moi ce fut le cas

Pour toi, ce que cela fut compte moins

Sans témoins, il n’y a guère d’union

Avec témoin, nous aurions été faits parias

Pour être allés, sans retenue, dans si grande infamie.

Excuse-moi, si pour toi

Dans l’entrain de nos ébats

Tu y as vu une lueur d’espoir

Qu’entre nous il y aurait une histoire

La vie pour moi vaut la peine d’être vécue

En pompes,

Pour qu’en sa fin, elle défie les mirages

Qu’on se détrompe !

A chasser le démon, il revient en grand pompe

Vaut mieux l’expérimenter, pour le garder déçu.

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Dans la peau d’une détective…..

Ce matin et pour toute la journée, j’ai tourné dans Lomé où je suis depuis trois jours. Bref, un ami m’a déposé en fin de soirée au grand carrefour de GTA. J’ai trouvé l’endroit un peu esthétique, mais pas suffisamment. Je crois que c’est l’endroit le plus idéal au Togo, où l’on aurait pu expé-rimenter la construction des rues à différents niveaux : les fameux échangeurs. Ils donnent en vérité une certaine beauté aux villes. Enfin, j’ai vu ça à Accra, la capitale Ghanéenne….. Et ça m’a intéressé, vraiment. Au Togo, on n’en a nulle part, et le carrefour de GTA était à mon humble avis l’endroit où je m’attendais à ce qu’on le fasse. A cet endroit, en effet, se trouvent une élévation et une multitude de directions, le prédisposant à cette réalisation. Surtout avec la construction de la rue de la Nouvelle Présidence de la République. Alors, ce soir, mon « patron » m’a déposé à ce niveau. Exactement à l’entrée du carrefour et a brûlé les feux de signalisation pour répartir. En fait il n’a pas contourné le rond point comme il se devait. Il faut dire que sa moto, très souvent capricieuse, aurait pu s’éteindre, s’il tentait un contournement normal du rond point. Dans ce cas, il poserait plus de problèmes qu’il ne l’a fait en faisant un détour anormal. Là, immédiatement en prenant la Nationale N°1, se trouvait un petit attroupement. Quelques jeunes hommes, deux policiers (des Araignées) et une jeune dame. Juste avec eux, garés sur le côté de la Nationale se trouvaient un véhicule personnel et une moto, les grosses de marque chinoise. J’ai juste entendu des bribes in-contrôlées des propos que tenait la dame qui visiblement était au volant de la voiture fautive. A l’intérieur se trouvait une jeune fille, ce devait être sa fille. Un jeune homme aussi, sûr que lui aussi était parent de la dame. Mais ce que disait la dame m’a touché, au point que j’ai dit, ces loméens sont d’un certain orgueil. En fait, elle égueulait les policiers qui l’empêchaient de partir au volant de son véhicule série Z, ancienne plaque. « j’ai même un officier là-bas », « que voulez-vous ? l’argent ? j’ai l’argent ! » « laissez-moi partir ! » Et elle s’en alla pour rentrer dans son véhicule. Un des policiers est allé se pointer devant le véhicule. « Démarre, si tu es femme, disait-il » au même moment où j’arrivais. Je suis allé aux nouvelles. Que s’était il passé, il fallait le savoir. Il n’y a nulle part un tel bruit sans que rien ne se soit réellement passé. Un jeune homme, débout près de la moto m’explique : « Elle nous heurté là-bas, à l’entrée de la rue de la Nouvelle Présidence et elle est partie. J’étais remorqué par mon ami. On bosse ensemble et il me dépose à la sortie. Lorsque nous nous sommes relevés, elle avait continué de rouler et nous l’avons rattrapé mais, elle n’a voulu rien entendre. Elle dit d’ailleurs que c’est nous qui l’avons cogné. Nous sommes venus prévenir la police, qui la bloquée ici, voilà ». « Dans ce cas vous avez déjà quitté l’endroit de l’accident, ai-je dit » La femme continuait de crier sur les policiers. D’autres sont arrivés pour s’en quérir de ce qui se passait. Même manège. Proférant qu’ils n’étaient pas là pour les constats. « D’ailleurs, laissez-moi, je vais amener les prétendus accidentés à l’hôpital » finit-elle par dire. Y’avait-il réellement accident ? J’ai voulu vérifier. Faire un peu la détective… enfin, je suppose que c’est comme cela qu’on nomme ceux qui ce genre de boulot. Voici les constats que j’ai faits : la moto avait réellement eu un choc au niveau de sa partie gauche qui avait affectée le guidon. Le pose-pieds qui était cassé était posé sur le réservoir de la moto. Un jeune, le pilote de la moto était débout à côté, le bras gauche ensanglanté, et le manchon de sa chemise lacéré. Première conclusion : le jeune homme a eu un accident et les traces de ses blessures correspondent exactement à celles qu’avait la moto. Il est clair qu’il était au volant de cette moto et qu’il est tombé avec. Voyons maintenant avec la voiture. Je suis allé derrière, avec l’hypothèse que le jeune homme l’aurait cogné comme le disait la dame. Constat, aucune trace de déformation du véhicule. Aucun bombement de la structure métallique. Allons voir devant, peut-être que c’est la dame qui la cogner. Là aussi, aucune trace n’indiquait un quelconque choc. Faillait voir ailleurs, mais où ? Vous dites avoir été cognés ? Et avoir quitté l’endroit ? C’est difficile de vérifier. En faisant un petit tour du véhicule, j’ai remarqué que le jeune parent de la dame ne quittait pas de là où il était resté depuis que je suis arrivé. C’est-à-dire, côté passager, mais à l’endroit exact de la roue arrière. Je m’en suis rapproché. Faillait voir là aussi. Stop ! Voilà ! C’était donc là : sur la roue arrière se trouvaient des traces fraiches, des égratignures remarquables. C’était là la preuve d’un choc. Ce véhicule doit être mêlé à cette histoire : conclusion deux. Mais, il faut aller au recoupement des données, au croisement des constats. Enfin, j’appelle ça comme ça, car n’étant pas moi-même du métier, je ne maîtrise pas les terminologies : 1. Il y a preuve de choc sur les deux engins 2. La moto, a été heurtée du côté gauche 3. Les traces de choc sur le véhicule sont exactement du côté droit, sur la roue arrière 4. C’est exactement de ce côté, qu’en doublant la moto, le véhicule aurait pu le heurter. Bref, s’il faut continuer d’investiguer, il reste à démontrer que la hauteur du sol au pose-pieds de la moto, correspond à celle du sol aux égratignures de la roue du véhicule. Et le tour est joué. C’est juste ça ! Pour clouer le bec à cette dame bavarde et dédaigneuse. Maintenant, les faits confirment un accident. Même au cas où, les accidentés n’ont eu aucun traumatisme apparent (ce que seul un médecin peut démontrer après consultation), il fallait quand même penser à les assister. La non-assistance aux personnes en danger, est justement hors-loi. La dame ne semblait pas le savoir. Pire encore, elle brandissait la menace de connaître un officier dans les rangs du service compétent pour ces genres de situations ! Un instant, j’ai pensé qu’elle donnerait un nom ! Mais, hélas, elle a préféré la prudence. Je suis resté là pendant plus de trente minutes. Il faut dire que je n’avais pas hâte de rentrer. Mais en prenant mon Zémédjan pour partir, je réfléchissais encore à cet état de chose. Surtout, à ce que cette dame encourrait si nous étions dans un état de droit ! Tentative d’homicide avec non assistance à personne en danger. Mais, je me suis aussi dit que notre pays, quoi qu’on dise, avançait. Certes, à un rythme qui lui est propre : nonchalamment. Sinon, comment comprendre que les jeunes policiers n’aient pas obtempéré lorsque la dame a dit connaître un officier du service compétent en la matière ? Elle disait ne pas s’inquiéter qu’ils y aillent pour un constat. Je n’ai pas voulu engagé une discussion avec le Z-man. Il aurait vu pire, lui qui court les rues de la capitale tous les jours. Mais, j’étais un peu confiant en cette démocratie que nous disons construire. Un petit acquis : il est passé, le temps où la simple évocation d’une connaissance vous sortait d’une impasse, même si vous en étiez le faussaire ! Mais, là, il faut que beaucoup de monde le comprenne.

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