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Pour développer Siou

  "Siou sans aucun doute commencera à se développer dès que ses jeunes cultivateurs abandonneront la houe, cet instrument impitoyable qui vous vieillit un solide gaillard en trois saisons, pour des outils de travail du sol plus productifs et moins pénibles d’usage. Nous serons aussi un peu plus avancés lorsque nous disposeront de praticiens maîtrisant les arcanes de la vie microbienne et de la pathologie virale. Bref ! Mon village sera développé lorsque ses habitants réussiront à couvrir efficacement leurs besoins vitaux, gages d’une excellente qualité de vie."
Gerry TAAMA, rêvedafrique.over-blog.com


Mais avant cela, il faudra marquer un point. Un point pour revoir, juger, et sérier, bref analyser la situation actuelle, conséquente des précédentes et surtout décider de concert avec les Siouens sur le désir ou non d'avancer dans le future, dans le sens du développement. C'est vrai, beaucoup vous le diront. c'est évident que tout le monde veut le développement. Je réponds de suite que c'est le développement vue et entendu de l'extérieur, pas surtout inscrit dans les chêmes et le commu des Siouens comme une nécessité. Il faut faire sien, le développement. je veux dire il faut qu'il nous soit inhérent. Car si on veut se développer comme Lomé, Kara, Londres ou Paris, ça marchera pas certainement.

Dans un passé récent (peut être 2 décennies déjà) on apporté aux populations de Siou, une variété de haricot qui produisait beaucoup plus que les autres. Aujourd’hui, nous avons de cette variété que le nom que Siou lui a donné « Djodjo’ngo ». Littéralement, « le fou ». Pour dire que cette plante produisait comme un fou. Et croyez-moi, à ses début, le nom n’avait pas dégoûté, mais peut-être séduit plus d’un. Mais dans mon village, le fou, on le craint, on le rejette, on le fuit, du moins pour les petits que nous étions. Et la relève de demain se posait sur nous en tout cas sur les petits qui plus tard deviennent jeunes.
Avec en image le fou, normal que le haricot fou ne me plaise, quelque soit son rendement ! Pour tout dire, notre haricot, a sombré progressivement et certainement dans l’oubli. Au cas, contraire on garderait de lui plus que le nom.
En somme, le développement, c’est une question de mentalité et d’appropriation de ceux qu’on entend développer. C’est difficile : car c’est en même temps s’appréhender soit même ; l’autre qu’au prétend développer était lui-même homme. Étudier une conscience, elle vous étudiera le temps que vous prendrez et choisira de vous offrir ce qui lui plait de vous donner. Les sociologues le savent depuis longtemps : l’économie de marché, la production, la santé, l’éducation, et que sais-je encore seront perçus comme venant des autres. Et non une émanation de nous Siouens.
Pour développer Siou, une approche simple.
1. Poster des pionniers du développement dans le canton
Il s’agit d’individus sans orgueil qui, après avoir fait des études plus ou moins longues se sacrifient et retournent dans le canton avec l’unique intention de faire comme les autres, au début. Une question va s’imposer, venant des nôtres.
« Qu’a-t-il enfin ramené de ses longues études ?
2. Saisir le déclic de l’étonnement.
Les plus érudits vont se questionner. C’est le début du processus qui va consister à répondre l’étonnement et au dédain par la création d’un réseau de curieux pour répondre aux interrogations sur ce qui est possible de faire autrement pour avancer. Et toujours, il faudra laisser croire que c’est maintenant que la chose se découvre et par les locaux.
L’approche participative du développement qui ne prend pas de modèles importés d’ailleurs, du moins dans les pensées des bénéficiaires !
3. Accepter les pratiques anciennes sans y renoncer à rien.
Le renoncement, prévoyez-le après vous, soit plus de trois générations après. Si vous attendez et travaillez pour voir le changement, le développement s’opérer, c’est peine perdue.
C’est ce que tout le monde a voulu obtenir partout en Afrique.
- Le colon,
- L’indépendantiste
- Le démocrate
Et tous les idéologues et stratèges du changement.
C’est vraiment, ignorer une réalité : le modelage des esprits par les hommes présents et qui portent des jugements – d’ailleurs jamais objectifs par rapport à l'évolution du temps – sur les faits.

wakil 09/02/2009 10:22

c'est deja un grand pas ke nous jeunes ki avons fait des études, nous nous soucions du sort de nos villages. je vous encourage donc à perséverer.

Gerry 08/02/2009 12:32

Il manque de la cohérence dans ce post. où veux-tu en venir?
Et puis des mots comme Siouens, n'ont pas de sens, il vaut mieux parler des habitants de Siou. Ca se comprend mieux.
Texte à revoir.