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Brouillard dans mon âme…….

brouillard-3.jpgCette nuit, une pluie ardue s’est abattue sur la commune de Niamtougou. Heureusement sans faire de dégâts. J’espère qu’elle a atteint mon village et les autres confins où les plantes de maïs et de mil avaient commencé par jaunir par manque d’eau. Dieu merci ! Les mines des miens vont pour un moment s’étirer pour exprimer autre chose, mieux que le désarroi.

Ce matin, un brouillard a accueilli les premiers éveillés. Mais, il a duré jusqu’après 9heures, pour rencontrer – je suppose – les retardataires. Lui aussi a été clément, la visibilité n’ayant été critique que seulement au-delà de 100m sur la route. Elle a dû être plus critique dans les montagnes de Défalé ou d’Anima, rendant encore le paysage là-bas plus splendide.

Mais dans mon âme, ce brouillard demeure…. Et je veux bien qu’il s’en aille. Avec la pluie, la coupure de l’électricité a duré plus longtemps que d’habitude et il y avait froid. Je n’ai donc rien eu à faire que de remuer mes méninges, n’ayant d’autres sources d’énergie pour mon computer personnel. N’ayant d’autonomie de batterie, impossible de le garder allumé. J’ai donc survolé les sujets qui concernent le pays. C’est vrai qu’ici, l’info manque, mais ce n’ai les sujets de réflexion qui manquent.

  • ·       Des séquelles des ‘’Evala’’ 2010

Un policier a rossé jusqu’à les lui casser, les côtes d’un jeune de Daoura, un quartier de la commune Niamtougou. Aujourd’hui, il est hospitalisé à Kara. Que s’est-il réellement passé ? Dormait-il sur la route où devait passer le Président de la République ? Avait-il un antécédent avec le policier (en poste depuis un certain temps à Niamtougou ?) ou encore s’était-il opposé à une injonction du jeune policier ? Qui prend actuellement en charge les frais d’hospitalisation de jeune homme qu’on dit être des plus calmes et respectueux du quartier ? Pourquoi aucun collègue du corps habillé n’a intervenu pour freiner l’ardeur et le zèle de son associé ? Je me dis que pour l’antenne de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) Kara, - dont les membres doivent être déployés dès ce lundi - ce serait l’un des premières plaintes. L’événement est plus proche de nous, les acteurs encore en vie et bien connus. Les brimades et violences d’antan sont passées dans les méandres de l’oubli sauf pour les cas graves où l’effort devient surhumain pour oublier…..

Mais à quoi bon mettre en place une telle structure si les acteurs qui ont une forte propension à causer les actes de violences ne s’en sentent même pas concernés. Le cas de ce jeune policier témoigne justement de son degré d’intéressement pour des actes que nombre de ses prédécesseurs ont posé et qui nécessitent aujourd’hui réparation. Seulement, il attend de les poser et après ….. on verra. Et puis, lorsqu’on sait le degré frustration des populations quant aux derniers événements qui surviennent dans le pays, il indispensable de le grappin à ces genres de velléités qui pourraient mettre la flamme qui enflammerait la poudrière sur laquelle nous plaisantons actuellement.

  • ·        Des élections du 4 mars 2010

Nous égrenons peu à peu le chapelet des mois de 2010. Bientôt et sans nous aviser, nous rentrons dans le mois 8 de l’année. Le 5ième de la référence 04/03/10 de notre calendrier. Un peu avant cette date c’était la psychose, la folie des grands mots, des grands actes. Mais depuis, la séduction est finie, les voix  du peuple gagnées. Quoi encore pour ces petites gens ? Ils ont eu de la boisson, des T-shirt, des casquettes. Et ont profité voir les grosses cylindrés défilés, soulevant comme pour les narguer des nuages de poussière. La psychose est passée. Pour remercier les nôtre, il fallut cette augmentation du prix du carburant. Pour quoi faire ? Le bimensuel d’information gratuit ‘’ Le Consommateur Averti’’ posait la question de ‘’Où sont passés les fonds de la caisse de stabilisation ?’’ des prix du pétrole qui devaient servir à faire face au fluctuation des prix de cette denrée pour préserver les nôtre des hausses éventuelles.

En tout, pour moi et j’espère que ce n’est pas le cas, rien n’est encore fait, au mois 5 de cette datte qui été tant attendue et est finalement passée avec son lot de protestations et de non dits. Ni les choses entreprises avant, ni les promesses faites aux pauvres paysans, ni les prévisions objectives pour lesquelles j’ai défendu corps et âmes des élections libres, transparentes et sans violences. Je veux dire les élections communales, préludes à la décentralisation. Il est impensable que cette préoccupation qui, à la veille du 04/03/10 était une éminence, ait plutôt été utilisée seulement à des fins électoralistes. Impensable aussi que nos dirigeants ignorent qu’à ce jour, la décentralisation demeure la seule issue du développement à la base et partant du pays dans son ensemble. Alors, il faut aller loin pour chercher les raisons de ce blocage et c’est bien ce qui me fatigue sur les problèmes de notre cher pays. Les gens connaissent tout, les biens et les avantages de choses, disposent des moyens de les réaliser…… mais, ils préfèrent toujours ne rien faire. Rien, absolument. Dans le meilleur des cas, ils allongent les échéances et multiplient les obstacles, amenant leurs propres frères au bout de l’exaspération. Pauvres de nous, menés en bourrique par nos propres fils ! Pourquoi, bon Dieu font-ils ça ? Connaître le mal, le craindre pour soi, mais jamais pour le reste ? Pourquoi font-ils ça ?

J’ai commis l’erreur de lire la constitution togolaise. Et dedans, c’est beau. De l’égalité entre tous les fils du pays à la nécessité des uns et des autres de travailler mains dans la main pour le bien de tous et du pays. Oh que c’est beau ! Il y a obligation pour les prétendants à la conduite du pays de déclarer leurs biens et richesses. Etc… Etc…

  • ·       Du départ de R.

C’est décidé, le vieux part voir ailleurs. Puisque dans son propre terroir on lui mène la vie dure. On le pousse à mordre dans la pierre. Et il a décidé, d’aller le faire ailleurs, mordre la de son propre gré. C’était son projet, l’initial et il y tenait. Seulement, il était ici pour le financement. Seulement, dans son passage et pour chaque chargement de grumes ce n’était pas moins de 500 000 milles de nos francs qu’il injectait. Ses ‘’Bras Cassés’’ comme il les appelle affectueusement s’en iront souffrant, maugréant, à leur misère première. Personne ne leur fera l'offre d’user de leur masse musculaire qu’ils entretiennent plutôt bien, leur seule richesse. On se plait à dire combien ils ne veulent rien faire. Ouf ! Qu’ils sont braves ces jeunes. R. parti, c’est à coup sûr la misère renée qui va irriguer leur rang. Et c’est sans compter avec les vieux maladifs qui trouvent dans la vente de leurs tecks de quoi se procurer le nécessaire et surtout de quoi s’acheter le précieux produit pour nourrir le maïs qui plus tard les nourrira. Que c’est dommage. R. c’est l’ardeur de la force, la volonté de réfléchir, de partager et surtout l’humilité désintéressée ; la volonté de faire avec le reste sans le laisser en reste.

Las de devoir supporter les désagréments, il part. Un peu loin. Mais, pour moi, il faut bien aller où la quiétude, même pour un instant, est. Faire des expériences, les forcer à réussir. Poser la balle à terre et faire le bilan, à un certain moment. Et surtout décider, enfin. IL a décidé. Que ce soit la bonne. A ça je n’en doute. Car à s’exercer à la réflexion, on se rend vite compte des illusions. Tous mes souhaits. Les derniers orphelins seront bien sûr nous. Et pour ça je m’inquiète……. sérieusement.

  • ·         De moi enfin…..

2010 est-elle vraiment la bonne ? J’ose à peine le croire. Sinon, depuis quelques jours et surtout hier je ne m’en convaincs plus et pour cause, nos partenaires ne sont pas arrivés et ont pris plutôt une stratégie peu orthodoxe de nous le signaler. Ils n’ont pas en la matière, accordé à César ce qui lui est dû et à Dieu le sien. Impossible de comprendre la stratégie du ‘’vieux’’. Il s’en défend quand même. Mais moi je crois que la base de cette relation a été ratée au tout début. Pour ma part, sur le point, je ne décide pas. Je n’ai pas le droit. Je peux, quand l’occasion me le permet de donner mon avis. Sans l’orienter bien sûr, tout comme j’aime bien qu’on me laisse décider, faire. Mais, le moment pour moi avance et vite pour faire un point. Analyser et décider. Ou bien continuer d’avancer, ou bien se rapatrier ou bien encore changer d’approche. Mes prévisions ne sont pas encore en train de réalisées. Elles n’en sont même pas à leur début. C’est inquiétant. Et ça ne me plais guère. Un brouillard dans mon âme, le même que celui de ce matin m’empêche pour le moment d’y porter mon attention.

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