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De Lomé à Niamtougou, ce que je construis....

Après près d’un mois passé à Niamtougou, je suis de nouveau à Lomé depuis deux jours dans le cadre de mes activités (mes nouvelles activités je veux dire). En effet, en rentrant à Niamtougou, j’avais deux priorités : monter deux dossiers par rapport à des appels à propositions. Le premier était de la Fondation de France. J’y ai travaillé d’arrache pieds. Le délai était fixé au 7 avril. Mais je me l’étais fixé au 5 et j’avais la condition que le partenaire de René confirme son partenariat avec notre ONG, en acceptant de remplir sa part du dossier et qu’il accepte que le document de partenariat soit daté de l’année passée, puisque c’est à partir cette année que les deux collaborent. En cela, il y avait aucun mal. Il s’agissait de formaliser une collaboration qui dure depuis plus d’un an maintenant, mais sans aucun document y afférent. Et c’est la Fondation de France qui exigeait que pour soumettre une proposition de projet, il fallait avoir un partenaire européens. Mais sans exigence sur la durée du partenariat. J’avais trouvé la thématique intéressante et je disais que dans l’optique actuelle des difficultés de nos compatriotes paysans, il fallait nécessairement développer l’agriculture familiale. Et c’était le domaine que la Fondation de France avait choisi : faire la promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest. L’idée était bonne et je me disais, que ça aurait été une aubaine. Il suffisait de formaliser le partenariat qu’AGIR entretenait depuis plus d’un an avec l’ONG L’ Orange Bleue Afrique, basée en France et représentée au Sénégal, Mali et Burkina Faso (aux dires de Sheikh) et œuvrant pour la production, le conditionnement et la transformation du fonio. Bref, le responsable a dit ne pouvoir être associé au projet parce que le délais était si bref et que lui-même était plutôt dans la zone de production et de transformation du fonio : Nouna, loin donc de Ouagadougou d’où il aurait pu réagir plus promptement par rapport à la proposition que nous faisions. En somme, de l’énergie gâchée, pour moi. Me restait alors la deuxième tâche. Un appel à proposition du Minière de la Justice dans le cadre du très attendu Projet de Modernisation de la Justice au Togo. Il avait deux volets : un sur la vulgarisation et l’autre sur la réinsertion, toujours en rapport avec le droit, la justice, les droits de l’homme…..tout le baratin y afférent. J’ai donc attaqué ce dossier pour lequel, à la première vue des TDR, j’avais proposé à René de faire une proposition sur la protection et le respect des droits des personnes âgées dans la région de la Kara. Après réflexion, il a voulu que le projet s’étende à la région des Savanes. Là il me restait une quinzaine de jours pour monter le dossier et le déposer hier le 19 avril. Le problème, c’est que, avec le titre plutôt somptueux Assistant au Directeur Exécutif, Chargé des Programmes, je n’avais pas que ça à faire. Passons plutôt… J’ai donc fait une proposition qui inclut une étude sur les problèmes spécifiques des personnes âgées des deux régions et la conduite d’activités de sensibilisation et d’éducation de proximité par des animateurs de proximité formés à cet effet. Entre autres, la proposi-tion prévoit la production de support de communication telle que les affiches, les dépliants, les autocollants et la mise en place de cadres locaux de rencontre et de partage pour personnes du troisième âge. Les concernés étant bien sûr impliqués, de même que les médias locaux. En tout, sans vraiment être un praticien chevronné de la chose, j’ai fait une proposition qui décrit l’idée de projet que j’ai eu en lisant l’appel à propositions. La question des droits des personnes du troisième âge préoccupe tellement peu de personnes et struc-tures que le projet envisage entre autres objectifs d’amener les ONG et Associations locales à inscrire dans leurs plans d’actions, des actions de lutte contre les violences faites aux personnes âgées et la protection de leurs droits. Une manière de pérenniser les acquis de l’action que nous aurons à mener si la proposition est retenue. Enfin, je demeure confiant dans la mesure où, au-delàs de tout, la théma-tique des personnes âgées ne sera pas abordée par une pléthore de structures nationales dans le cadre de cet appel. Je m’y connais pour avoir longtemps officié dans le domaine associatif togolais et cô-toyer beaucoup de structures de développement. Toutefois, il y’aura pas que la pertinence de l’action comme critère de sélection, et c’est bien ce qui me préoccupe. Il aura aussi des critères de fonctionnalité de la structure soumissionnaire, …. Hier j’ai donc couru la ville de Lomé, pour déposer le dossier. Puisque ça a été fait dans les meilleurs délais, j’en remercie Dieu. Si cette proposition que j’ai montée de toute pièce et seul arrivait à être retenue, c’est ma fierté qui en sera rehaussée. Le sentiment de d’incapable qui se prend souvent de moi va me lâcher un bout de temps. Espérons….. Aujourd’hui par contre, mes courses ont consisté à traquer les pre-neurs de grandes quantités de soja. En effet, un collectif de groupe-ments nous a contacté il y a près d’un mois pour l’écoulement de leur stock de plus de 8 tonnes. Ce serait une réelle aubaine si vraiment la piste sur laquelle je suis actuellement est porteuse. Une double aubaine en fait : pour moi d’abord qui pourrais gagner une caution (morale et financière) dans la transaction et pour les paysans qui pourront enfin pouvoir bien préparer la saison qui s’annonce à grands pas. Que Dieu fasse. Ah pendant que j’y suis, il faut que j’appelle le Monsieur Claude que quelqu’un m’a recommandé à ce sujet. Lomé, le 16 avril 2010
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