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Faut pas que ça continue, faut pas que ça continue…...

Préambule

Hier a été plutôt une journée gâchée, pour moi. Je n’avais pas autant besoin de repos que R., mais nous nous sommes retrouvés tôt le matin, et jusqu’aux environs de midi, nous étions chez-lui, quartier de l’aéroport. Lui, prenant un repos et moi, regardant une histoire où Dieu avait envoyé un ange (Denzel Washington) pour exaucer la demande d’un pasteur qui malheureusement n’en croyait pas. Enfin, … jusqu’au moment où nous avons quitté la maison, direction la zone portuaire, pour voir un de ses amis à R. Toujours est-il que pour moi, tout ce temps passé à regarder la télé fut une perte. Je l’aurais su que j’aurais traîné avec moi mon sac. L’ordinateur y serait et j’aurais pu griffonner quelques idées. C’est vrai que je commence par y prendre goût, écrire. Néanmoins, j’ai écrit, en suivant à un moment donné les informations sur une chaine internationale européenne. Faut que je retrouve ce bout de papier sur lequel j’ai porté ces graffitis. Bien le voilà, Dieu merci Floryan (mon fils) ne s’en est pas encore pris.  Voici donc ce que porte mon bout de papier d’hier.

Faut pas que ça continue, faut pas que ça continue…...

 « C’est vrai que ce Denzel W. me plait. ……. Les élections présidentielles sont passées. Le climat de psychose et de peur qui a prévalu avant, pendant et un peu après, lui aussi commence réellement à fléchir. C’est vrai, il y a le FRAT, ses protestations qui prennent la tournure de lutte fratricide qui devraient inquiéter. Mais on ne prend pas le pouvoir en s’entredéchirant, en manifestant dans une seule ville et plus encore en ne disposant de vrais actifs que dans la seule capitale.  Il faut disposer de relais dans les autres parties du pays. Aussi, Faure a prêté serment. Fait accompli. Il faut que, chacun se rallie à cette réalité et qu’on avance. Rien à faire, tout le monde ne peut pas être satisfait d’une chose, encore moins d’une élection présidentielle. Mieux encore, il ne peut pas avoir une bousculade constitutionnelle aujourd’hui pour arranger quelque chose en tenant compte des protestations du FRAT. C’est cause perdue. En prêtant serment ce 03 mai devant Dieu et le peuple togolais, Faure a promis de « respecter et de défendre la constitution togolaise ». Et c’est en cela qu’à mon humble avis, il faudra que le FRAT réfléchisse. Ramollir sa vision d’une alternance au pouvoir en tenant compte du fait qu’il n’y a pas de limitation de mandat dans notre constitution. Moi, ça m’inquiète, non pas que j’ai quelque chose à voir avec la politique togolaise. Non. Je l’analyse, étant moi aussi Togolais ; les autres, les acteurs politiques la mènent. Deux choses différentes qui nécessairement devraient aboutir à des interprétations diverses. Que le politicien travail se maintenir au pouvoir est normal. Que de l’opposition s’éternise dans une logique de protestation subversive me chagrine, un peu. En tout cas, pour ma gouverne, il faut le FRAT, s’il peut se constituer et représenter vraiment ce qu’ici on appelle vulgairement opposition, s’attèle à conquérir le Togo avec des stratégies qui rompent rigoureusement avec la méthode de l’UFC à l’époque. Le peuple a évolué et rapidement, il le faut aussi pour ceux prétendent le conduire. Un pas est fait dans ce sens : l’avènement de nouvelles figures dans ce cadre, qui ont d’ailleurs l’avantage d’avoir bénéficié d’une grande médiatisation. J’apprécie ça. C’est une opportunité à ne pas rater : poser les bases de sa conquête du pouvoir sur le principe du rapprochement, d’une négociation sans similitude avec les pratiques du passé. Telle que la confiscation du pouvoir le détruit, autant, la récurrence de la protestation fait redondance, frustre et lasse le peuple. A vrai dire, j’en suis lassé. C’est à croire qu’il ya d’autres stratégies démocratiques que la protestation. Je n’en sais rien, n’étant pas moi-même théoricien de la question. Mais je continue de croire qu’il faut procéder autrement. Au pire des cas, à la négociation pure et simple ! Pour cela, il faudrait seulement préparer le peuple, les militants. Pour certitude, passer le temps à protester ne prépare pas le Togolais à comprendre la nécessité aujourd’hui impérieuse de l’alternance au pouvoir. Lorsque je me rappelle encore de cette mise en garde du Docteur O. W. YAGLA je cite « En oubliant de s’engager dans l’alternance, le multipartisme intégral confondu à l’heure actuelle avec la Démocratie, conduit le plus souvent au parti dominant, au maintien de l’immobilisme et, à la longue, à la ruine pure et simple de la démocratie», je me dis qu’elles ne sont pas si loin de nous les idées pour faire autrement et peut-être mieux. Pour moi, en demeurant dans la rigidité d’une transition démocratique telle que théoriquement construite, nous n’arriverons qu’à la cristallisation de la vie sociopolitique du pays. Nous y sommes d’ailleurs : avec des personnes qui pensent dans leur logique qu’il faut maintenir le pouvoir parce que majoritaire, et les autres, dans une logique perpétuelle de perturbation de la jouissance de cet acquis qu’ont les premiers.

En tout cas, pour ces élections, bien qu’en tant que observateur plutôt neutre de la scène politique togolaise, j’avais personnellement un penchant pour la victoire du candidat Faure. Je suis convaincu que si l’autre parti, je veux dire l’opposition se mettait dans une logique de négociation apaisée avec exemples des premiers responsables aux devants, Faure est la personne la plus indiqué pour consentir, du moins à titre personnel à une alternance au Togo. Mais, entre nous, que soit le cas ou son revers, je n’entends pas qu’au bout qu’à l’horizon 2015, des gens nous rabattent les oreilles de ce qu’il a entamé des chantiers qu’il devrait terminer. Non. Je crois qu’il faut éduquer tous les fils d’un peuple en leur disant que tous sont en mesure de conduire leur pays. Pas le contraire, ce qu’on retrouve souvent et toujours chez nous. Je veux dire en Afrique. Il faut que ça change. Il est impossible que sur environ six millions d’individus, seul un soit le plus à même de diriger le pays. Pas surtout de ça encore. En fait, je crois que dans cette lancée, on fait vite de marginaliser les autres, sacraliser le pouvoir. Je crois qu’il s’agit simplement d’une machination des entourages de nos dirigeants pour garder leurs privilèges. Il faut bien que quelqu’un sacrifie ses ambitions, les ambitions de ses amis pour vraiment mettre notre pays sur les rails. Je crois que c’est la voix idéale. Qu’au bout de cinq ans, et que durant ces cinq dernières années, Faure mette en scène un dauphin. De préférence un aîné dans les fonctions officielles. Quelqu’un que le peuple pourra apprendre à connaître et à approuver. Bien sûr il faudra qu’il soit parmi les moins zélés du parti, mais parmi les plus respectés et objectifs, travailleur et conciliateur. Il faut reconnaître, que lorsque l’un des protagonistes d’une crise envisage de conduire sa résolution, cela crée des méfiances, quelle que soit la bonne foi de ce dernier. Je suis conscient du travail abattu par Faure dans ce domaine, mais, cela n’empêche pas les autres de douter de sa bonne foi. Bref ; il faut seulement et simplement que celui qui achèvera cette œuvre d’apaisement soit un autre, une personne qui n’ait pas directement été impliqué dans les débats conflictuels et surtout partisans qui ont marqué notre pays. Un nom me vient à l’idée, mais à quoi bon ? Faut pas dans ce chapiteau que je ne maîtrise pas, faire le donneur de leçon !

Voilà, il est 12’30, une des chaînes locales devra présenter les informations à l’international, en synchronisation bien sûr. Que se passe t-il sur ce plan. Profitons-en ! Il y a belle lurette que j’en ai suivies. Faut dire qu’à Niamtougou, j’y réside encore comme un étranger, un nomade en fait : je ne suis pas réellement encore « installé ». Donc, faut que je suive ces infos. Pêle-mêle, de la crise belge, aux fumées noires qui obstruent encore le ciel de l’Islande, empêchant la circulation aérienne ; de la prestation de serment de Faure, à l’anniversaire de l’accession de Nicholas Sarkozy au pouvoir sur fond d’une popularité au plus bas de l’échelle, voilà les sujets développés. Parmi ces sujets d’actualités entre autres, un seul a réellement retenu mon attention. Yves Leterme, Premier Ministre Belge n’entend pas se présenter aux élections dont la date a été finalement fixée, à …… Ouf ! c’est passé vite. Je n’ai pu capter la date. Passons…… Les explications, les raisons, les motivations m’importent un peu moins. C’est l’acte qui me plait. Sous d’autres cieux, c’est bien possible ! Et pourquoi pas chez-nous ? Je pense bien que le PM Belge veut, par sa décision, résoudre la crise qui sévit dans son pays depuis quelques mois entre Français et Flamands. Je salue cette décision qui s’apparente un peu, à la solution que je me faisais d’une réelle consolidation de la réconciliation au Togo. Les faits sociaux ne sont pas comparables, bien sûr. Je ne les compare pas. Mais, je crois que cette décision a été possible du fait que dans cette partie de la terre, les libertés individuelles sont respectées, les décisions aussi. Mais pour moi, le climat d’apaisement, de relâchement de la pression sur les libertés d’opinion au Togo, pourraient amenés bon nombre de Togolais à comprendre une pareille décision, si le Président Faure la prenait, même parmi les siens, en guise de parachèvement de sa politique de réconciliation. En réalité, je serais plus crispé, si au bout des cinq ans à venir, si Faure se présentait aux présidentielles. Pour moi, c’est bien rien ! Par contre, je ne veux pas imaginer ce que cela serait pour ceux pour qui cela signifie grand-chose. Je veux ses adversaires.

Enfin, je suis convaincu que la vie sociopolitique du Togo demeure jusqu’alors tumultueux du fait que le RPT, dans une logique bien normale (puisque nous sommes finalement en démocratie) use de tout pour conserver le pouvoir : ça c’est politique. Je suis aussi convaincu qu’une alternance, même négociée à ce poste (ou au sein du même Parti) serait un pas décisif vers une réconciliation réelle du pays et un apaisement effectif de la scène politique nationale. Certes, notre constitution ne limite pas les mandats, et à ce jour, ce serait légal que, qui le désire fasse au pouvoir autant de mandats qu’il désire. Mais, c’est aussi oublier qu’avec le temps, tout bien s’use, le pouvoir aussi ; et que les idées s’enracinent, touchant plus d’esprits de plus en plus ouverts au monde, les Togolais aussi.  

C’est vrai que cinq ans, c’est beaucoup. J’anticipe, je me précipite. Peut-être bien. Mais, cela nous a manqué dans beaucoup de nos réflexions en Afrique, au Togo aussi et surtout, à tel point que tout nous surprend. Il faut maintenant s’y plaire. A l’anticipation, à la projection. S’y mettre surtout. Faut pas que ça continue. Faut pas que ça continue…. »

Conclusion

Il est 0h45. Tout dort, Floryan, Phanie. Il faut que je me couche, moi aussi. Demain, je verrai comment publier ce poste. De ma bécane, ça devient difficile et je croyais que c’est lui qui n’était pas performant. Mais, j’ai déjà essayé à CIB-INTA, c’est pareil.  over-blog serait-il plein ? Pourtant je trouve que GT poste chaque jour des billets, bien longs, bien faits avec des images à l’appui. Il faut je trouve. « Tout y est, cherches et tu trouveras », sûr qu'il me dirait ça si je lui demandais. Il faut je cherche ou mieux, pas que ça continue, pas que ça continue….