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In memorandum


Je devrais le faire hier, le 02 novembre : allumer une bougie sur les sépultures de ma soeur Anastasie Mama et de mon frère Paulin Bama, décédés respectivement en 2004 et en 2005. Mais seulement je n'y comprends rien à ce que cela leur aurait, dans les méandres de l'abîme où ils se trouvent actuellement. En fait je me suis posé plusieurs questions. Serais-je en train de me consoler moi, ou eux? Ne serais-je pas en train de les réveiller alors qu'ils un palsir à reposer leur âme? 
En réalité, je consois l'homme en tant qu'une entité constituée de la chaire, de l'âme et d'esprit. C'est ce sens qu'à mon avis un homme serait sensible tant physiquement qu'émotionnellement. Encore que je ne trouve pas grand écart entre âme et esprit. Pour moi, homme n'aurait besoin des autres que étant entier c'est-à-dire chair-âme-esprit, pas en tant qu'une partie. Dans cette optique, je il mest difficle de comprendre comment les morts, libérés finalement de leur parie sensible (chaire) attendraient que nous leur fassions des offrandes, des dons, et que sais-je encore. Je refuse donc de me faire à l'idée que les hommes même morts auraient besoin de nous les vivants.
J'admets que pour ma mémoire, la mémoire de mon frère et de ma sœur et bien sûr des autres hommes, il aurait fallu que j'allume une bougie sur leur tombe, celles de ma sœur de préférence ; la deuxième étant à Suhum au Ghana voisin. A leur mort, ni a l'un ni à l'autre, je n'avais pu pleurer, convaincu qu'en se déchargeant de leur chaire, ils se libéraient de la souffrance. du moins pour eux qui croyaient en Dieu! Alors, pour leur mémoire j'avais écris, des mois après, - il faut l'avouer - un poème. Aujourd'hui j'ignore où j'ai pu bien le mettre. J'ai cherché en vain, c'est le seul qui manque à mes graffitis. Si je l'avais trouvé, je l'aurai simplement publié ici. Peut-être servira-t-il aux autres humains. Pour la bougie, je la mettrai ici, par crainte de la voir fondre entièrement sous la chaleur de la flamme qui brûlerait toute la cire ou encore de la voir arrachée par un des gamins qui courent les cimetières de Lomé. Oh Dieu, il y en a tellement qui y ont érigé leur demeure! Il semble qu'elle ne soit vraiment pas d'actualité ici, la légende qui nous disait que des morts venaient réclamer leur bougie chez des enfants qui les avaient enlevé de leur sépulture. En réalité, pour vous chers aînés je veux une bougie pérenne, qui survive à la flamme qui la brûlerait, et au soleil qui prendrait bon plasir à la fondre. Car la cire, en fondant sous le soleil, ou en se laissant léchée par la flamme ne sert à rien, vraiment. C'est pourquoi, vos bougies, je les allume ici, sur la toile mondiale où au-dela de l'image, les mots que j'écris meubleront le vide de mon inactivité.