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L’Europe n’est pas le Samaritain pour les désespérés des pays en guerre.

L’Europe est loin d’être un terroir d’asile. En effet, en 2008 seul près du tiers des demandeurs d’asile ont vu leur demande accordé par les pays européens. Lorsqu’on sait que plus de 90% de ces demandeurs viennent des pays instables notamment en guerre tels que l’Irak, la Somalie, la Russie (Tchétchénie) et l’Afghanistan, on ne peut que déplorer l’attitude inhumaine de l’Europe qui renvoie des personnes vers leurs pays alors leur vie y est menacée. C’est à croire qu’on nie le fait que ces pays soient vraiment en guerre, ou que leur vie n’y est pas menacée, ou encore qu’on leur rende responsable de l’instabilité de leur pays. Il faut néanmoins reconnaître c’est un effort surhumain que les ressortissants de ces pays font avant d’atteindre l’Europe, afin de se sortir des atrocités qu’ils vivent ou risquent de vivre dans leur pays d’origine. Ils y mettent leurs dernières ressources pensant ainsi trouver en l’Europe une terre d’asile où reposer leurs peines. Hélas l’Europe n’est pas un dépotoir pour les victimes d’atrocités ailleurs. L’Europe aux Européens ! Semble nous dire nos anciens bourreaux.

Il est vrai qu’il vaut mieux mourir chez soi. Pour ne pas se voir déranger même dans les derniers retranchements de la vie. Mais quand on n’est pas encore mort, il est évident qu’il faut l’éviter par tous les moyens, y compris immigrés. Et surtout lorsque des textes internationaux protègent les personnes en détresse, il ne devrait pas de raison de refuser l’asile à des personnes fuyant la guerre dans leur pays. On fait souvent bien de plaindre les victimes de ces guerres mais, ce qui incompréhensible, c’est le refus catégorique qu’on appose à ceux qui tentent de se soustraire de la liste des victimes.

Il est reconnu que dans bien des cas, ceux sont les bourreaux qui finalement disposent des moyens de s’en fuir loin des sites de leurs forfaits. Mais du moment où il est difficile de les distinguer des vrais nécessiteux, le mieux serait de les accueillir tous, en douce. La présomption d’innocence aidant. Mais que la justice, dans sa quête de vérité devrait finir par démasquer les fautifs.

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