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Le revers de nous.


J’ai gravé des mots

Autrefois sincères

Sur la face d’une falaise de pierres :

Amour, espoir, bonheur, quoi encore ?

Le temps d’un clin d’œil ailleurs,

Un vent pris d’une inédite fureur

Les a emportés à travers airs,

Dans l’enfer.

 

J’ai gravé des mots

Autrefois doux à entendre

Sur les rides d’une mer de glace

Amour, gaieté, amitié, quoi encore ?

Une brise s’est levé, venant de l’horizon blafard

Et des mes doux mots, je n’ai trouvé que des bribes fichus,

Jetés pêle-mêle sur la côte rocheuse d’une rive perdue.

Triste fin.

 

Dans le cœur de nos tendres mères,

Pour adoucir nos ternes jours,

J’ai gravé des mots autrefois mélodieux

Tendresse, Gentillesse, Courtoisie, quoi encore ?

Un malin coup de colère a secoué leur âme,

Je me suis retrouvé bête, Oh ! si bête

Parmi une horde d’hyènes hostiles et muettes

Leurs mines affables criaient à l’horreur.

 

Et quand pour plaisanter, j’ai saupoudré 

Les ignobles mots qui hantent nos jours

Terreur, Infamie, Trahison, Meurtre,  Guerre,

Sur  des faces plus instables des dûmes du désert,

Sur le dos d’un nuage de poussière,

Aucune des intempéries qui déciment la terre

Ni le vent dans sa fureur,

Ni la violence des vagues des mers

N’ont pu les défaire.

 

Ils demeurent là, de marbre

Telles des lettres d’or

Sur des faces plus fragiles que nos cœurs

Sur la face poussiéreuse que sur la falaise de pierres

Oh quelle infamie ?

La terre est terreur

Le monde horreur

Et les hommes, malheurs…. malheurs.

 

FND, Lomé,

07/03/2010

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