Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #poesies & evasion catégorie

COMMENT TE DIRE AFRIQUE ?

Comment te dire AFRIQUE ?

J’écrirai le mot SOLEIL, celui qui me manque

Et le mot PAUVRETE en pensant aux enfants qui ne vont pas à l’école.

Je dirai le mot ENFANTS qui fourmillent dans les rues

Et  le mot FEMMES qui transportent tout sur leur tête.

Je te raconterai la forêt, la jungle et les animaux sauvages.

Je te dirai les mangues qui tombent sur les toits des maisons

Et tous les FRUITS que je ne peux te nommer en français.

Et aussi la VILLE qui bouge de partout, les embouteillages,

Ça crie, ça klaxonne, ça gesticule !

Moi, je t’écrirai le mot GUERRE dans mon pays le Mali

Et le mot FATIGUE d’avoir travaillé si longtemps étant enfant.

Moi, je te dirai le PEUPLE qui travaille dur,

Mon continent et ses dirigeants qui trichent avec l’argent.

 

Comment te dire AFRIQUE ?

Je te dirai le mot AMI

Chez nous, c’est dehors que l’on vit, et des amis, on s’en fait beaucoup !

J’écrirai le mot RACONTER

Les personnes âgées, on aime les écouter

C’est leur VIE  que l’on entend se  raconter.

Comment te dire AFRIQUE ?

Mon PAYS, celui d’où je viens

La ville et le quartier où je suis né

La famille que j’ai quittée.


Ecrit par :
- Djouldé,
- Mamadou,
-
Oué,
- Paskale
- Sanoussy

 

Voir les commentaires

L’Homme sans âme

Je voulais être cet homme sans âme
Mais tu as choisi de tordre cette envie
Puisque pour toi, ma vie était infâme
Puisque pour toi, mon tout était blasphème

Je voulais rester là-bas, dans mon coin à moi
A écrire à l'envers les pages de mon histoire
Mais tu as trouvé qu'il fallait à ma géhenne
Une teinture à la tienne, effrénée, effrontée, conne.

 

Je tenais à me terrer dans ce cœur de noir oint
Qui sans doute t'aurais absorbé, pris pour sien
Tu as crié d'être plus érudit, éclairé, plus humain
Ne te plains que mon cœur éconduit, étouffe de dédain.

 

Je parcours encore l'histoire et l'espace
En quête de repères, du moins vraissemblants
Pour combler cette absence, ce nanisme écœurant
Que tu crains de voir salir tes jours neufs clinquants.

Félix M. MAKAYABA, 11/01/2015

Voir les commentaires

Poète en herbe...

Poète en herbe.

Tu te sens top amateur pour être poète,

Ça commence quelque part là...

Sinon, j'aime.

Ah là, crois pas que je blasphème !

Vas, tes mots désherbent

Les cœurs qui s’enflamment

Et leur évitent problèmes.

Sinon, touche pas aux miens Ils sont mon charme

Touche pas, touche pas,

Pour me soutirer une larme

Sinon, si pour eux je prends armes,

Et j'hésiterai pas

Je farai des trépas!

Fais pas ça,

Touche donc pas

Je me connais bien

Pas toi.

Voir les commentaires

Le revers de nous.


J’ai gravé des mots

Autrefois sincères

Sur la face d’une falaise de pierres :

Amour, espoir, bonheur, quoi encore ?

Le temps d’un clin d’œil ailleurs,

Un vent pris d’une inédite fureur

Les a emportés à travers airs,

Dans l’enfer.

 

J’ai gravé des mots

Autrefois doux à entendre

Sur les rides d’une mer de glace

Amour, gaieté, amitié, quoi encore ?

Une brise s’est levé, venant de l’horizon blafard

Et des mes doux mots, je n’ai trouvé que des bribes fichus,

Jetés pêle-mêle sur la côte rocheuse d’une rive perdue.

Triste fin.

 

Dans le cœur de nos tendres mères,

Pour adoucir nos ternes jours,

J’ai gravé des mots autrefois mélodieux

Tendresse, Gentillesse, Courtoisie, quoi encore ?

Un malin coup de colère a secoué leur âme,

Je me suis retrouvé bête, Oh ! si bête

Parmi une horde d’hyènes hostiles et muettes

Leurs mines affables criaient à l’horreur.

 

Et quand pour plaisanter, j’ai saupoudré 

Les ignobles mots qui hantent nos jours

Terreur, Infamie, Trahison, Meurtre,  Guerre,

Sur  des faces plus instables des dûmes du désert,

Sur le dos d’un nuage de poussière,

Aucune des intempéries qui déciment la terre

Ni le vent dans sa fureur,

Ni la violence des vagues des mers

N’ont pu les défaire.

 

Ils demeurent là, de marbre

Telles des lettres d’or

Sur des faces plus fragiles que nos cœurs

Sur la face poussiéreuse que sur la falaise de pierres

Oh quelle infamie ?

La terre est terreur

Le monde horreur

Et les hommes, malheurs…. malheurs.

 

FND, Lomé,

07/03/2010

Voir les commentaires

AUTANT QU’IL Y A AUTANT

 

Je voudrais autant

Avoir soif

Qu’il y a d’eau dans la mer

Qu’il y a de bière sur terre.

 

Je voudrais longtemps

Pouvoir souffler autant

Qu’il y a d’air dans l’atmosphère

Qu’il y a souffle dans nos cœurs.

 

Je voudrais autant

Pouvoir rire

Qu’il y a de drôle sur terre

Et d’histoire qui font rire

 

Je voudrais longtemps

Voir de sourires

Qu’il y a de lèvres qui se baisent

Et autant qu’il y a de mères à chérir.

     

Félix M. DADDAH

Voir les commentaires

1 2 3 > >>