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Avis critique

Cette discussion pour laquelle j'ai partagé mon avis a été lancée sur facebook par un frère, qui se faisant m'a fait découvir une réalité. Je poste donc ici, l'intégrale de ma réaction sur cette citation.

"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur" - Julien GREEN

Je ne sais pas quoi en penser.... mais je crois que l'auteur de notre vie telle que nous la menons aujourd'hui est de loin la main divine et magique dont on prétend qu'elle façonne nos destins! Bien loin de là, nous sommes!!!. Plus convaincu que jamais, je crois que nous marquons un trou béant dans l'histoire de l'humanité en ne la marquant pas de notre marque. C'est écœurant, voire inquiétant. Lorsque nous refusons de faire avec notre temps, et nous calquons sur les pas de nos anciens, nous ne faisons aucunement leur apologie, ou la nôtre.

Les comportements des hommes à l'instant T que nous copions aujourd'hui avaient été dictés par les circonstances qu'ils vivaient. Alors, du moment où nous ne vivons pas les mêmes circonstances, pourquoi s'entêter à poser les mêmes actes qui ont été des réponses à des situations spécifiques? Je ne comprends pas. Le temps n'étant pas statique, il n'a pas de chance que les circonstances qui ont guidé les pratiques culturelle des nôtres survivent et nous tiennent autant en étau.

Non, Julien GREEN n'a pas raison, notre vie ne s'écrit pas toute seule. Par ailleurs, nous nous plaisons et nous efforçons de créer et maintenir une vie passée (celle des nôtres) parce que ayant été marquée durablement par elle. Mais jamais, je ne parviens à croire que nous ne puissions réellement exister qu'en demeurant absents, en ne pausant pas les actes - à l'instar de nos anciens - pour marquer dans l'esprit des générations futures, les actes, pensées et pratiques caractéristiques de notre temps.

C'est vrai que dans un contexte déterminé par l'émotion et la perte d'un être cher, il faut bien cibler ce qui en nous, est affligé : notre conscience. C'est l'apanage de l'église et elle ne diffère pas de la tradition..... dans le maintien et la conservation de l'histoire (pratiques, pensées .... ) d'antan. Mais nous continuons de penser à la mort telle la concevait, nos ancêtres il y a 1000 ans, je crains que ne méritons pas d'avoir bénéficié de leur esprit et d'avoir traversé le temps. Nous devons passer cela, et s'inscrire dans la conception actuelle de tout être comme un processus qui inclut la mort. Nos ancêtres n'avaient certainement pas cette conception de la vie. Pour avons-nous cette conception et continuons de pleurer nos morts comme à leur temps? Voilà, où je crois que le déclic ne parvient pas à surgir... Mais, est-ce bien consciemment, que nous penchons dans cette direction? Est-ce bien, parce que nous devrions comprendre la vie comme intégrant la mort, que nous devrions être moins affectés par la disparition des nôtres? J'avoue que je n'en sais rien... et cette incapacité à le savoir pourrait justifier que nous maintenons les comportements séculaires qu'ont eus les nôtres en pareilles circonstances. Devrons-nous comprendre que sur certains de ses aspects, nous demeurons identiques à nôtre premier prototype? En tout cas, ce que je ne comprends pas, et qu'il faudra m'apprendre à comprendre, c'est comment nous passons le temps, en maintenant en nous, des aspects séculaires et apparemment immuables. Pour Julien GREEN, notre se fait sans nous, or nous construisons nos maisons, nous amenons nos malades à l'hôpital, nous voyageons.... à notre manière, selon aujourd'hui et nos connaissances de ce temps. N'est-ce pas notre vie? Est-ce bien elle qui est menée sans nous? Ou avec nous comme des personnages à la merci d’une main magique? Merci grand-frère Narcisse Tablissi, il faut bien parfois qu’on se pose ces genres de questions. Merci.

 

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